Ancien loubard, Vincent, devenu flic, tente de mettre de l'ordre dans les bas fonds de Paris où la guerre règne entre les gangs des 'Viets', des 'Blacks' et des
'justiciers' néo-nazis. Aidé de 'l'Arbalète', une femme prostituée et droguée, Vincent s'oppose à Falco, flic raciste et partisan de la manière forte. (Résumé : Source : cinemovies.fr)
L'enorme succès de "La Balance", 2 ans auparavant, récompensé par les "Césars", a donné des idées au réalisateur producteur, Sergio Gobbi qui n'avait, alors pas tourné de films depuis 5 ans pour
se consacrer à l'édition vidéo, un marché ultra lucratif à l'époque. En cette année 1984, il décide donc de retourner derrière la caméra en mettant en image un script surfant donc sur le film de
Bob Swain mais aussi sur le succès de toutes ces séries B italiennes qui cartonnent sur le marché de la vidéo comme "Les Guerriers du Bronx" de Enzo G Castellari et sa guerre des gangs en plein
Bronx. Gobbi n'ayant pas les moyens de transporter sa petite troupe dans les quartiers dévastées du New-York de l'époque, il décide donc de nous offrir comme cadre de sa "guerre" des communautés,
le quartier de Belleville à Paris....comme dans "La Balance". La comparaison s'arrête là. En effet, là où Swain nous livrait un polar dur et sérieux, Gobbi plonge dans les limbes du nanar avec ce
film mal écrit, mal réalisé, mal interprété, bref....une purge. Le projet ne manquait pourtant pas d'atouts au départ avec un casting prometteur avec un Daniel Auteuil en tête, désireux de faire
oublier son étiquette d'acteur comique depuis l'énorme succès des 2 opus des "Sous Doués" de Claude Zidi. Pour cela, il est entouré ici de la très belle Marisa Berenson et du mythique Marcel
Bozuffi, acteur français connu de tous les amateurs des poliziesci italiens de la grande époque. Mais un tel casting ne saurait sauver un tel exemple d'ineptie avec ce flic raciste, interprété
par Bozuffi (parfait quand à lui) qui décide de monter toutes les gangs communautaires de Paris entre eux pour provoquer un massacre synonyme de ménage. C'est sans compter sur son jeune
collègue qui s'interposera devant ce plan foireux interprété par un Daniel Auteuil visiblement perdu ici et qui à l'air, tout au long du film, de se demander quelle bétise il avait faite en
acceptant de participer au projet foireux de Gobbi. Dans sa lutte, il est aidé par une Marisa Berenson en prostituée droguée au jeu tellement appuyé qu'elle n'en dégage aucune crédibilité. A son
crédit, difficile de l'être avec un script aussi invraisemblable et pauvre qui s'étire difficilement pendant presque 1h30, ne reservant aucun rebondissement, lachant parfois quelques pistes
confuses, vites abandonnées, bref, on rame en plein brouillard cinématographique, sauvés un instant par quelques scènes de bastons pour relancer un film qui frise souvent le point mort. Mais
celle ci sont tellement mal réalisées (c'est mou et on voit trop souvent que les coups ne sont pas portés) qu'elles en sont risibles. On passera sur le final totalement improbable et tout aussi
ridicule que le reste, concluant en beauté un film d'une bétise assez incroyable. Amateurs de vrais polars, passez votre chemin devant ce film où, de la musique au synthé de supermarché, à la
réalisation digne d'un mauvais téléfilm, il est difficile de tenir jusqu'au bout tellement ennuyeux, caricatural et dénué d'intéret qu'il est.