Partager l'article ! Puppet Master de David Schmoeller 1989: 1939, dans un grand hôtel perché au dessus de la mer, un vieil marionnettiste réunit t ...
1939, dans un grand hôtel perché au dessus de la mer, un vieil marionnettiste réunit tous ses pantins, doués d’une
véritable vie, pour les cacher dans sa grande valise. Deux nazis débarquent dans l’hôtel, et c’est au moment de rentrer dans la chambre du vieillard, qu’il finit par se suicider.
De nos jours, un groupe de médiums capte différents appels vers le fameux hôtel de la part du mystérieux Neil Gallagher, malheureusement décédé sur place. Peu convaincu, les médiums restent dans
la bâtisse et semblent guetter une présence, et commencent à enfouir quelques mauvais secrets de bien mauvaise augure… (Résumé : Source : horreur.com)
Encouragé par le succès de "Dolls", une de ses productions horrifiques mettant en scène des poupées tueuses, Charles Band qui a bizarrement mis la clef sous la porte de sa firme "Empire" après
cela, profite de l'ouverture de sa nouvelle société de production à petits budgets "Full Moon" pour mettre en chantier une nouvelle histoire de poupées vivantes avec ce "Puppet Master",
premier opus d'une franchise qui s'avèrera longue et fructueuse.
Sur le papier, le script était donc prometteur avec cette histoire de savant fou nommé André Toulon qui a mis au point des marionnettes vivantes grâce aux secrets des Dieux egyptiens et qui,
après sa mort, attirera la convoitise d'une troupe de chercheurs dotés de pouvoirs de médiums. Mais, en raison d'un budget plus que limité, le résultat est quand même assez décevant. Le film
démarre pourtant plutôt bien avec cette séquence flashback qui introduit le personnage du savant au milieu de ses marionnettes qui se suicide avant d'être attrapé par les nazis dans sa chambre
d'hotel, abandonnant les poupées à leur propre sort. Sequence bien rythmée et bien découpée, installant une atmosphère interessante. Malheureusement, la suite sera beaucoup moins emballante avec
un scénario peu original avec cette troupe de médiums qui vient s'installer dans l'hotel pour découvrir les secrets du vieux savant disparu sous l'oeil des poupées toujours présentes sur les
lieux. Un huis clos s'installe donc, pretexte à une élimination progressive des médiums par les marionnettes. Rien de très nouveaux donc. En effet, même si les meurtres sont plutôt bien mis
en scène et parfois même assez impressionnants, ils sont beaucoup trop espacés, empêchant toute montée en tension progressive, d'où un sentiment de rythme très lent, voire d'ennui par
moments. Côté casting, le film n'est pas aidé par une bande d'acteurs de seconde zone, pour certains, habitués à ce genre de production low cost, qui joue quand même assez mal. On
reconnaitra tout de même Irene Miracle, vue dans le "Inferno" de Dario Argento et "Midnight Express" de Alan Parker et Barbara Crampton dans un tout petit rôle, croisée dans les classiques
horrifiques de Stuart Gordon "Re-Animator" et "From Beyond".
Malgré tout cela, on se doit quand même de faire mention de la qualité des effets spéciaux pour ce genre de production à petit budget car c'est plutôt rare pour être souligné. En effet,
l'animation des marionnettes grâce notamment à la technique du stop motion pour les plans larges est de très bon niveau, aidée par une mise en scène et un découpage réussi lors des apparitions de
ces petits personnages originaux. Des séquences qui sauvent le film d'un désinteret et d'un ennui total. Heureusement, la suite s'avèrera plus emballante.