Croyant enlever la fille d'un promoteur, Gus Soltic kidnappe Kathy Boyd sous les yeux de son père, Sean, un ex-flic devenu chauffeur de poids-lourds. Tonelli, le lieutenant chargé de l'enquête,
l'envoie au commissariat pour que l'on y enregistre sa déposition. Là, Sean tombe entre les mains du sergent Barnes qu'il avait fait suspendre pour corruption. Vinducatif, celui-ci entreprend de
le passer à tabac. Mais Sean l'assomme et s'enfuit et part à la recherche de sa fille...(Résumé : Source : La Saison Cinématographique 81)
Réalisateur d'un nombre non-négligeable de séries TV comme "Columbo", "Mission Impossible" ou "Star Trek", Robert Butler nous offre ici un assez bon polar au rythme élévé, tenu à bout de bras par
un James Brolin, à peine sorti du succès de "Amityville", tout à fait convaincant en père près à tout pour retrouver sa fille enlevée par un psychopathe. Premier point fort, le contexte : le
New-York du début des années 80, véritable jungle urbaine où il ne fait pas bon vivre, avant le coup de balai instauré par la politique de Rudy Giuliani. Un véritable parcours d'embuches pour la
quête de James Brolin qui aura à faire à bon nombre d'obstacles comme un flic très rencunier incarné par le second couteaux Dan Hedaya ou une bande de Porto-Ricains très énervés par le
passage de ce "blanc" sur leur territoire. Un contexte politico-social négatif très présent et très intégré au récit qui n'est pas sans rappeler le cultissime film de Walter Hill "Les Guerriers
de la Nuit". Un vrai parcours du combattant donc, qui débutera par une première course poursuite entre Brolin et le kidnappeur de sa fille. Une scène presque d'anthologie, d'environ 20 minutes,
d'une intensité hallucinante, superbement réalisée. Ce qui nous amène au second point fort du film : son rythme particulièrement élevé. En effet, dès l'enlèvement de sa fille qui a lieu très
peu de temps après le début du film et le début de la recherche de Brolin, le rythme ne redescend jamais, la situation étant d'une urgence extrême, Butler enchaine sans répit les situations
tendues pour un James Brolin constamment en train de courir dans tout New-York pour retrouver sa fille. Et ce ne sont pas les obstacles précédemment cités qui l'arreteront, ni même une police
impuissante et complètement dépassée, bien au contraire. Il sera même aidé au bout d'un moment par la charmante Julie Carmen pour retrouver la planque du Kidnappeur au fin fond du Bronx. Bref,
cela ne se calme jamais jusqu'au final qui malheureusement constitue la grosse déception du film. Outre le fait qu'elle soit assez rapidement expédiée, elle est surtout difficilement visible.
Faute à une photographie excessivement trop sombre où on devine plus que l'on ne voit le dénouement de cette course contre la montre dans le réseau de canalisations sous Central Park. C'est
dommage, tellement on était emballé par les 3/4 du film. D'où une frustration et une impression finale un peu mitigée pour ce film totalement méconnu, sorti discrètement en salles en France en
Septembre 1980, souffrant certainement trop de la comparaison avec le film de Walter Hill qui reste quand même supérieur en tout points.