Partager l'article ! Hidalgo de Joe Johnston 2003: Chaque année, depuis des siècles, se déroule l’Océan de Feu, une course de survie de 5 ...
Chaque année, depuis des siècles, se déroule l’Océan de Feu, une course de survie de 5 000 km à travers le désert. Seuls peuvent s’y affronter les meilleurs chevaux arabes, issus des lignées les
plus pures et les plus nobles, élevés par les plus grandes familles royales.
En 1890, pour la première fois de l’Histoire, un sheik richissime invite un Américain et son cheval, Hidalgo, à participer à la course. Frank T. Hopkins, cow-boy et messager de la cavalerie
américaine, est considéré comme le plus grand cavalier qu’ait connu l’Ouest américain. Le sheik désire opposer le cow-boy américain et son mustang aux plus grands chevaux arabes et aux meilleurs
cavaliers bédouins. Certains de ces derniers sont cependant bien décidés à empêcher l’étranger de finir la course.
Pour Frank, l’Océan de Feu devient non seulement une question d’honneur et de fierté, mais surtout une course pour sa survie et celle d’Hidalgo…(Résumé : Source : cinemotions.com)
Fort du succès international de la trilogie de l'anneau de Peter Jackson, Viggo Mortensen a donc le droit à son blockbuster avec lui tout seul en tête d'affiche. Une histoire sympathique et
séduidante sur le papier d'un cow boy atypique et de son mustang dont la réputation a fait le tour du monde et qui sont engagés à participer à la plus difficile course d'endurance traversant les
déserts du Proche Orient. La présence de Joe Johnston, banal movie maker de Hollywood (Jurassic Park 3, Jumanji...), spécialiste des effets spéciaux à la base, à la réalisation pouvait quand même
laisser présager du pire. Une nouvelle fois, Johnston nous livre un film sans âme. Incapable de sublimer un scénario, certes, sans surprises mais qui pouvait nous donner un divertissement tout à
fait correct, pas aidé non plus par une photographie d'une fadesse hallucinants pour les décors que traversent le film. Au lieu de cela, on s'ennuie ferme devant ce film beaucoup trop
long, près de 2h10, et trop peu spectaculaire pour susciter un minimum d'intéret. Le film s'ouvre sur la présentation de ce cow boy et de son cheval, habitués des courses d'endurance mais
conspués par leurs concurrents récurrents, ceux-ci chevauchant des purs sangs, beaucoup plus légitimes que le mustang du cow boy. Malheureusement, on s'aperçoit dès le départ que Mortensen n'est
pas très à l'aise dans son nouveau costume, pas crédible pour un sou et ne dégageant aucun charisme, au contraire de la trilogie de l'anneau. Cette présentation est l'occasion quand même de
revoir C.Thomas Howell, acteur de nombres de comédies 80's, un peu disparu de la circulation depuis. Après quelques rodéos au sein de la troupe de Buffalo Bill, vient enfin l'invitation à
participer à la course la plus prestigieuse du Proche Orient. Le temps d'accepter et de s'y rendre on perd encore 20 bonnes minutes entre dialogues inutiles et caméos tout aussi dispensables
comme la présence de Malcom Mc Dowell qui ne sert que très peu le récit. L'ennui nous a déja bien gagné quand démarre enfin cette course organisée par le trop rare Omar Sharif, parfait en Cheik
des Cheik. Le départ donné, la suite est malheureusement sans surprises, promis à être rapidement éliminé par la dureté de la course mais aussi par des adversaires qui considèrent la présence de
ce cow boy come un affront, Mortensen et son cheval passeront, boen évidemment, les obstacles un par un. Obstacles qui auraient pû être l'occasion de moments spectaculaires et haletants....mais
non...Johnston préférant se consacrer à une hypothétique idylle controversée entre le cow boy et la fille du Cheik pendant la course, qui l'aidera à déjouer les pièges que lui réservent cette
course. Bref, tout ceci n'a pas beaucoup d'intêret, nous faisant irrémédiablement décrocher du film. On est aussi déçu de voir Viggo Mortensen, définitivement perdu dans ce projet sans réelle
consistance qui ne satisfaira même pas les amateurs de chevaux. Alors qu'ils ont une place prépondérante dans le récit, Johnston a oublier de leur donner la place qu'ils méritent, les
relégants à faire simples faire valoir de course et c'est bien dommage. On comprend donc pourquoi ce film est passé assez inaperçu à sa sortie, raté, moche et ennuyeux qu'il
est.