Mardi 4 décembre 2007 2 04 /12 /Déc /2007 11:09

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A l'approche de Noel, 'Chouville' s'anime chaque année, car les Choux ne vivent que pour faire la fête, tous, sauf... Le Grinch ! Cette créature verte aux longs poils, grincheuse qui vit et épie les Choux du haut du Mont Crumpit.
Cette année, pas de Noel pour les Choux !... Le Grinch a une idée malicieuse, se faire passer pour le Père Noel et voler sapins, guirlandes, cadeaux... aidé par son fidèle chien Max. Mais, sur son chemin il croise Cindy Lou, une petite fille au coeur pur bien décidée à réconcilier le Grinch et à lui prouver que Noel est bien plus que des cadeaux... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Adaptation d'un conte de noël ayant connu et connaissant encore un énorme succès outre-Atlantique écrit par le Dr Seuss, auteur également du "Chat Chapauté", ce "Grinch" s'est naturellement posé sur les écrans américains en l'an 2000 avec le même succès. En France, le conte ne jouissant pas de la même popularité, le film n'a pas attiré les foules. Dans un sens, c'est dommage car, le conte du Dr Seuss, tout gentil qu'il est, soulève des thêmes beaucoup plus profond que la magie de noël, comme l'intolérance, le refus de la différence ou la solitude. En effet, ce "Grinch" n'est pas simplement un "monstre" antipathique, detestant noël et tous les habitants de la communauté à côté de laquelle, il vit en marge. C'est surtout un être rejeté dès son plus jeune âge à cause de sa différence d'apparence avec les membres de sa communauté et dont plus personne ne s'est intéressé et qui a été laissé pour compte dans une grotte au sommet de la montagne surplombant le village des siens. Ce qui est amusant, c'est que cette communauté, pas tout à fait humaine, n'a pas totalement la même apparence que nous, vivant dans un monde de poupées, accentuant de ce fait, le paradoxe du rejet de cet être encore plus différent. Par la faute de cette communauté refermée sur elle même, omnubilée par les traditions de Noël, elle développera chez le Grinch, un sentiment de rejet et de solitude qui se transformera en colère puis en vengeance. Mais, heureusement qu'une petite fille, fascinée par son histoire, décide, un jour, de ne plus le laisser tout seul et de tenter de l'intégrer de nouveau à sa communauté, non sans mal. C'est un conte, on vous laisse donc imaginer la suite...
Après, cinématographiquement parlant, le film reste une grosse déception. Faute d'abord à un scénario qui n'a pas assez de recul par rapport à son personnage, ne privilégiant pas assez les messages de tolérance et d'acceptation de l'autre que véhicule en priorité le conte. Ensuite, Ron Howard, ancien acteur vedette de la série "Happy Days" devenu réalisateur de blockbusters plus ou moins réussis, se contente de mettre en image ce script pas très subtil mais a malheuresuement oublié de mettre un peu de magie dans tout cela, pas aidé par des décors de studios assez laids. En conséquence, on a vraiment du mal à pénétrer dans cet univers particulier. Ron Howard préfère se consacrer au numéro d'acteur d'un Jim carrey en roue libre, qui s'avère à la longue, épuisant, nous offrant toute sa panoplie de grimaces et d'exubérations qui ont fait sa popularité. Les fans de l'acteur seront à coup sûr, satisfaits, les autres se lasseront très vite. Heureusement que la petite fille, interprétée admirablement par la toute jeune Taylor Momsen, viendra atténuer le show de Carrey qui, au bout d'un moment, frise l'overdose.
On aurait aimé être transportés par cette adaptation du célèbre conte, on est simplement spectateurs d'un film, finalement un peu superficiel à la gloire d'un Jim Carrey envahissant.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Cinéculte
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