Après s'être emparé d'un trésor, Django voit les membres de sa bande décimés par un mystérieux assassin. Après plusieurs morts violentes, le périple de Django pour châtier les meurtriers se
transforme en chemin de croix. Blessé et assoiffé de vengeance, Django va livrer une lutte sans merci pour sa survie dans les souterrains d'une mine de soufre... (Résumé : Source :
cinetroc.com)
Le prolifique Anthony Dawson alias Antonio Margheriti, véritable touche à tout du cinéma d'exploitation italien, passé par tous les genres avec plus ou moins de réussite ("Héros d'Apocalypse",
"Du Sang pour Dracula, "les Aventuriers du Cobra d'Or......et j'en passe, il a réalisé plus de 50 films) a, logiquement testé le genre Western ,le temps de quelques films.
Tout d'abord, il faut éviter tout amalgame avec l'excellent "Django" de Sergio Corbucci avec Franco Nero, ce film n'en est pas une suite, ni un hommage (le personnage principal s'appelle Rocco
dans la version originale), c'est simplement l'opportunisme du distributeur français qui voulait surfer sur l'énorme succès du film de Corbucci qui fait porter à ce métrage un titre
laissant augurer une quelconque similitude avec "Django".
Passé cela, on assiste à un western tout à fait correct sans être exceptionnel avec un Django incarné par le mono espressif Richard Harrison, acteur américain modeste, devenu une sorte
d'icone du nanar italien, passé par le péplum et qui finira sa carrière dans d'innombrables navets avec des ninjas, dont le mythique "Ninja Terminator". Le film s'ouvre sur une scène
d'écartelement assez intense et violente, introduisant la horde de salopards que le prénommé Django va devoir affronter pour assouvir sa vengeance. La vengeance est, en effet, une nouvelle fois
de plus, le thême de ce western d'exploitation qui doit son originalité grace à une mise en scène reservant quelques très bonnes séquences. Margheriti n'oubliant qu'il a officié
dans d'autres genres, adapte quelques effets de mise en scène à la sauce western avec une certaine réussite. Pas la peine de s'attarder sur un scénario simple, où un homme cherche à venger ses
amis tués par un groupe de malfrats et à récuperer un trésor qui lui est dû, pas très original donc. On regrettera aussi la place anecdotique du personnage féminin, qui n'apporte rien à
l'intrigue. Heureusement, le film, plutôt bien rythmé, est assez bien fourni en duels et en combats; la quête de vengeance de Django nécéssitant d'effronter un grand nombre d'individus.
On retiendra, tous d'abord, le premier duel dans le bar avec un excellent découpage et quelques idées de mise en scène originales comme le plan subjectif des pieds de Django allant défigurer
son adversaire. Il y a ensuite le siège du poste du sheriff où Django est attaqué par un grand nombre de salopards, puis, un autre duel dans un bar avec un Django en position de faiblesse et
enfin le très bon final dans une ancienne mine qui le verra affronter un adversaire tenace, tout à fait inattendu. Le film regorge donc suffisamment de très bonnes séquences pour s'attarder
devant ce western spaghetti méconnu mais qui mérite à coup sûr le détour.