Partager l'article ! Cobra de Enzo G. Castellari 1980: Détective privé minable de San Francisco, jadis renvoyé du Narcotic Bureau pour avoir refus ...
Détective privé minable de San Francisco, jadis renvoyé du Narcotic Bureau pour avoir refusé toute corruption, Larry Stanziani, dit "le Cobra", (Franco Nero), est contacté par Goldschmidt
(William Berger), son ancien patron. Sa mission ? Se rendre à Gênes, en Italie, pour y liquider Kandinsky, l'un des caïds du trafic de drogue responsable de son éviction... (Résumé : Source :
clubdesmonstres.com)
Le touche à tout Enzo Castellari, fils d'un autre réalisateur multi-genre Marino Girolami, s'était déja essayé au polar avant ce film avec l'excellent "Big Racket" interprété par Fabio Testi, d'une violence implacable assez rejouissante et le sympathique "Action Immédiate", plus proche du poliziesco italien traditionnel que "Big Racket" et ce "Cobra" donc. Celui-ci, en effet, ne reprend pas non plus, les codes du genre avec le classique flic intraitable qui se bat contre une horde de malfrats tentant de prendre le contrôle d'une ville quelconque d'Italie. Ici, le scénario introduit un detective privé ringard, ancien flic, vivant à San Francisco et rappelé pour retrouver et éliminé un baron de la drogue à Gênes. De retour en Italie, il se retrouvera méler à une guerre de mafieux sans merci. Rien d'extraordinaire donc dans ce script mise à part une banale histoire de contrat et de vengeance. On s'imagine s'en remettre donc à une mise en scène musclée, avec de l'action , des fusillades et des poursuites.....et bien non.....ça trainaille beaucoup pour, au final, nous offrir un polar simplement banal. On suit de manière un peu détachée les péripéties de cet ancien as de la police, interprété par Franco Nero dont c'est la sixième collaboration avec Enzo G.Castellari mais qui ne semble, ici, pas très concerné par ce qui lui arrive. Il se contente de machouiller des chewing gums et de malaxer une boule relaxante tout au long du film. Quelques petites bastons par-ci, par là (dont une, assez surprenante contre un travesti, patron de boite de nuit) ne relèvent pas une interprétation plus que fade. Il faut dire qu'il n'est pas aidé par un scénario assez plat donc, qui nous balance quelques moments mélos qui frisent le ridicule (tous les moments entre Nero et son fils, et sa pseudo romance avec Sybil Danning, papesse de la série B, Z sexy) Un script aussi plutôt confus, qui tente vers les trois quart du film de multiplier les pistes mais avec une maladresse conséquente. En plus de cela, la réalisation de Castellari est vraiment loin d'être à la hauteur, il ne peut s'empêcher de nous abreuver de nombreux ralentis, parfois risibles, dont il a la facheuse habitude d'utiliser d'une manière complètement gratuite. Pour le reste, on s'ennuirait presque si la dernière partie du film ne changeait pas ce rythme de croisière, avec divers réglements de comptes plutôt réussis et qui sont les bienvenus. Cette dernière partie, sauvant peut être, à elle seule, le film d'une purge définitive.