Partager l'article ! Terreur sur la Ligne de Simon West 2006: Tandis qu'elle explore la vaste demeure de son riche employeur, la baby-sitter Jill John ...
Tandis qu'elle explore la vaste demeure de son riche employeur, la baby-sitter Jill Johnson reçoit un coup de fil anonyme et menaçant.
Aussitôt raccroché, le téléphone se remet à sonner, si bien qu'au bout de plusieurs appels, la jeune fille, au comble de l'angoisse, contacte la police. Laquelle lui apprend, véréfication faite,
que les appels proviennent de l'intérieur de la maison. Aux prises avec un dangereux meurtrier qui menace de s'en prendre aux enfants endormis, Jill doit choisir entre se sauver ou les sauver.
(Résumé : Source : cinemovies.fr)
Le syndrome du "Boooh, je te fais peur" a encore frappé pour notre plus grand desespoir, tellement ce film enfile un festival de clichés et d'effets horrifiques complètement éculés. Ajouter
à cela, que ce truc est le remake honteux et surtout inutile d'un très bon film d'épouvante de 1979 au titre identique.
Là, où l'original se composait de deux parties distinctes avec, d'un côté une mise en place angoissante, avec le harcelement de cette baby sitter par un maniaque et une tension crescendo très
réussie, puis une seconde partie dédiée à l'enquête de police, Simon West (ou plutot, ses producteurs) a décidé de se passer de la seconde partie pour nous livrer un film linéaire,
insipide.......nul, quoi.
Visiblement fait pour effrayer un public d'ados pré-pubère auquel il semble être destiné, ce film commence par une longue et ennuyeuse introduction sur cette jeune fille dans son lycée,
avec ses copines, son petit copain et son ex meilleure copine qui a embrassé son petit ami.....De quoi satisfaire et rassurer les moins de 15 ans venus se faire peur. Un quart d'heure de perdu
pour reprendre la trame initiale avec l'arrivée de cette jeune fille dans cette maison où elle devra veiller sur les deux enfants d'un couple de médecins richissimes. L'original nous offrait, dès
lors, une forte tension, un suspense plus qu'intense entre cette pauvre fille et un maniaque la harcèlant au téléphone. Ici, comme on a le temps puisque ce script fait l'impasse sur l'enquête, on
prend donc le temps de suivre la jeune fille, visiter la maison, recevoir un coup de fil de son boy friend, recevoir la visite de son ex meilleur copine.....bref, on meuble le temps à défaut de
lutter contre un ennui déja bien présent.
On continue à meubler en introduisant le personnage inutile de la gouvernante qui n'a aucune incidence sur le récit.
Par la suite, là où on aurait été en droit d'attendre un minimum d'angoisse et d'intensité, le réalisateur par un gros manque manifeste d'idées, ne trouve décidément pas mieux de nous accabler
d'effets vus et revus, comme le chat qui sort de nulle part, le reflet dans le miroir,une musique qui monte de plus en plus fort nous faisant croire qu'il va se passer quelque chose et puis plus
rien, fausse alerte........et j'en passe.
Au lieu de sursauter, on baille sans gêne devant ce spectacle affligeant de bétise et d'effets ringards.
Que dire du final où le soupçon de mystère qui subsistait encore, est balayé d'un trait par une volonté de ne pas choquer et pour finir d'emballer une énorme escroquerie totalement
invraisemblable et ininteressante.
Un produit de producteurs sans imagination, massacrant une oeuvre originale de la pire des façons. Le succès de ce pseudo remake (le film ayant rapporté deux fois sa mise) n'est pas prêt de nous
consoler et surtout, d'endiguer cette vague de remakes nullissimes.