Luca Canali est un petit mac sans grande envergure. Pas de bol pour lui, arrive à Milan 2 tueurs de NY venu lui dire un petit bonjour avec leurs flingues. Don Vito,
le parrain local leur prète main forte pour le retrouver, vivant de préfèrence. Mais Luca ne comprend pas pourquoi on lui prend la tête. Alors il commence à s'enerver et à butter un peu tout le
monde qui essaie de lui casser les burnes. Quand on menace sa famille il déclenche une guerre dans Milan. (Résumé : Source : devildead.com)
Second film de sa trilogie milanaise, ce film est l'occasion pour Fernando di Leo de réunir un gros casting de gueules, habitués des série B
internationales. C'est Henry Silva, Woody Strode, Adolfo Celi et Mario Adorf qui s'y "collent" cette fois-ci pour un poliziesco de très haute tenue. Ce qui trouvent les polars de Lenzi,
particulièrement violents, mysogines et vulgaires, ce n'est rien comparé à ce que Fernando di Leo à l'habitude de nous offrir dans ces films. Ici, il ne déroge pas à la règle avec un film
particulièrement inhumain, qui ne fait aucun sentiment. On y ecrase et torture des femmes, on y tue un enfant, un animal et une pleiade de personnages dans une violence quasi incomparable, filmée
de manière frontale. Cela en est presque trop, même pour les insensibles.
Un scénario ultra simple qui permet à Di Leo de faire participer deux "gueules" du cinéma américain qui font toujours plaisir à voir. Le parrain des parrain envoie donc, deux de ses
meilleurs tueurs en Italie pour retrouver et éliminer l'un de ses sbire qui les aurait soi-disant trahi. Ils seront, pour cela épaulés par le parrain local interprété par le grand Adolfo Celi,
qui aura auparavant endossé le costume du mythique Spectre dans le 3ème volet des aventures de James Bond "Opération Tonnerre".
Le traqué est, quand à lui, interprété à merveille par Mario Adorf, acteur suisse, une véritable gueule carrée du cinéma italien et allemand. Petit mac dans le film, il sera au centre d'une
chasse à l'homme intense et haletante, sans véritable temps morts. Adorf dont l'étau se resserre de plsu en plus au fil du métrage, devra laisser éclater toute sa violence pour sa survie.
Violence qui se transformera par une vengeance irrévocable après qu'il soit touché par la mort de ses proches. Outre les scènes de fusillades, longues et violentes ou des embuscades, toutes aussi
frontales, on aura droit à une course poursuite d'anthologie, superbement filmée et qui d'achèvera de la plus violente des manières. Le tout est rythmé par le score très funky de Armando
Trovajoli, que ne renierait aucun film de Blaxploitation.
Finalement, les deux qui s'en sortent le moins bien dans l'interprétation, ce sont les deux "américains" avec un Henry Silva, pas si présent que cela dans le film, qui cabotine à
souhait en gangster peu crédible, mais ce n'est rien comparé à la prestation monolytique de Woody Strode, totalement absent et piètre acteur ici, surtout pour le nombre ridicule de répliques
qu'il a sortir...
Ceci ne nous gache pas le spectacle réussi d'un très bon polizieco, teinté d'erotisme gratuit certes, mais qui reste une référence dans un genre regorgeant de pépites comme celle-ci.