Partager l'article ! Réincarnations de Gary Sherman 1980: Un jeune photographe, venant d'arriver dans la petite ville côtière de Potters Bluff, se ...
Un jeune photographe, venant d'arriver dans la petite ville côtière de Potters Bluff, se fait aggresser par quelques habitants qui le brûlent
vif, tout en prenant en photo leur crime. Le shérif Dan Gillis se met a enquêter sur ce crime avec l'aide du croque-mort local Williams Dobbs. La nuit suivante, c'est un marin de passage qui se
fait sauvagement assassiner. L'enquête piétine et le shérif ne parvient pas à élucider ces meurtres. Plus tard, c'est un jeune couple et leur fils qui sont la proie des habitants, parmi lesquels
se trouve le jeune photographe, qui n'a plus aucune trace de ses brûlures...La suite de l'enquête va se révéler bien surprenante pour notre shérif.. (Résumé : Source : Horreur.com)
Après nous avoir offert le scénario de l'un des plus grand film de science fiction de tous les temps, "Alien", Dan O'Bannon et Ronald Shusett
nous proposent, cette fois-ci, une intrigue horrifique à la fois originale, intrigante et angoissante. Autant de le dire tout de suite, ce "Réincarnations" est un excellent film d'horreur,
sortant du lot de la multitude de bandes d'un genre très à la mode en ce début des années 80, plus concentré à reproduire le shéma à succès du Slasher. Tout d'abord, parce que l'intrigue ne se
contente pas uniquement d'enchainer gratuitement une série de meurtres, elle est loin d'être aussi simple. En effet, une multitudes de questions et de pistes sont proposées pour tenter de
savoir pourquoi ce petit village de pêcheurs elimine tous les gens de passage dans leur ville, le scénario prenant le parti de prendre un axe de film policier que de véritable film d'horreur.
Sans dévoiler la suite, faute de trop vendre la meche, le film prendra par la suite, un axe que George Romero ne rejetterai pas, puis, au final, un tournant S.F surprenant dont s'est, de toute
évidence inspiré, M Night Shyamalan pour son "Sixième Sens". La fin du film nous reservant un twist totalement inattendu.
Les meurtres, au terme de séquences angoissantes à souhait, y sont particulièrement violents et spectaculaires, grâce, en grande partie, aux maquillages, une nouvelle fois, réussis de Stan
Winston, maitre incontesté et inconstestable des effets spéciaux et à qui, on devra plus tard, entre autres, la créature du "Prédator" ou le robot de "Terminator". Parmi les séquences les
marquantes, on retiendra celles de la piqûre dans l'oeil de l'une des victimes ou la superbe reconstitution faciale d'une autre victime. La réalisation de Gary Sherman est efficace, installant
bien cette ambiance oppressante et se montrant particulièrement inspiré par moments (la séquence du cadavre carbonisé).
Un très bon casting emmené par James Farentino, plus souvent croisé à la télévision, avec aussi Melody Anderson, vue dans le nullissime "Temple d'Or" avec Chuck Norris et Robert Englund, pas
encore passé du côté de Elm Street.
Une série B qui enterre bon nombre de mauvais film d'horreur mais qui est passé relativement inaperçu, lors de sa sortie en salle. Il mérite assurement qu'on s'y arrête
pendant 1 heure et demie.