Nos célèbres petites marionnettes sont bien décidées à prendre d'assaut Broadway avec leur spectacle Manhattan Melodies . Après une arrivée mouvementée à New York,
les voilà en quête d'un producteur. Hélas, l'accueil est loin d'être enthousiaste, les portes se ferment et la petite troupe désespère. Mais le show must go on ! et Kermit a plus d'un tour dans
son sac ! (Résumé : Source : Amazon.fr)
Second passage au cinéma pour les marionettes de Jim Henson après "Les Muppets, ça c'est du cinéma", ce second film perd un peu le délire et la spontaneité du premier, pour nous livrer, au final,
un produit, certes très sympatique, mais quand même, ultra calibré, sans surprises, trop enfermé dans un shéma ultra classique, pensé et fabriqué pour ratisser un maximum.
Le film commence par la fin des études de Kermit et sa bande, qui, après avoir monté un spectacle musical de fin d'année connaissant un certain succès dans leur école, décident de le
monter à Broadway. Et là, bien sûr les difficultés commencent, se faisant rejetter par tous les producteurs de New-York.
Laché à contre coeur par ses amis, Kermit va devoir se débrouiller tout seul. La suite est sans surprises. Il n'est pas trahir le déroulement des évènements que de dire que, par divers concours
de circonstances invraisemblables (mais pardonnables à ce genre de films), les choses vont s'arranger et tout est bien qui fini bien.
Après, cela fait toujours plaisir de voir ces chères marionnettes, sortir de leur décor théatral habituel, d'assister aussi à une galerie de caméos assez fournie avec les apparitions de John
Landis, Brooke Shields, Elliot Gould, Liza Minelli, Gregory Hines et beaucoup d'autres, pour certaines d'entre elles, stars de Broadway à l'époque.
Les séquences musicales sont sympatiques mais manquent de pêche, trop calibrées et trop consensuelles. On s'adresse à un public familial et cela se ressent beaucoup trop. Pas d'impertinence, pas
de délires, c'est propre, bien fait mais trop prévisible pour soulever un certain enthousiasme. Il suffit de constater le traitement de certains personnages, habituellement turbulants, comme le
cuisinier suédois, Animal, le batteur fou ou le professeur chinois et son assistant, complètement effacés ici, voire, tout simplement, absents du film. On se réjouira uniquement de l'apparition
furtive des marionettes de l'autre série phare de Henson, "Sesame Street" avec l'inégalable Cookie Monster.
Ce film, très marketé était aussi l'occasion pour Henson, d'introduire les Baby Muppets dans une séquence souvenir musicale assez réussie. En effet, la même année démarrait une série animée,
dérivée de la série culte, narrant les aventures des Muppets à leur plus jeune âge. Série qui n'aura pas eu le succès escompté.
Pour les fans hardcore des voix françaises des marionettes interprétées habituellement par Roger Carel, Gérard Hernandez ou Micheline Dax, fuyez la V.F de ce film où les voix et même leur timbre
ont été changés. Une véritable abomination.
Ce passage à Manhattan des Muppets est, au final, assez décevant et ne peut satisfaire que les inconditionels des marionnettes. Heureusement, il se rattraperont quelques années plus tard, avec
l'excellent "Noêl chez les Muppets"