Samedi 27 octobre 2007
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Un mariage en plein désert : un commando fait irruption dans la chapelle, massacre les mariés et leurs
invités et disparaît, laissant pour morte la Mariée et l'enfant qu'elle porte.
Après quatre ans de coma, la Mariée se lance à la poursuite des assassins, membres du gang de Bill au sein duquel elle-même exerça autrefois ses talents de tueuse.
Redevenue la redoutable Black Mamba du Détachement International des Vipère Assassines, la Mariée n'a plus qu'une obsession : tuer Bill. (Résumé : Source : cinemotions.com)
Après un premier volet à la violence graphique extrèmement poussée et aux références quasi omniprésentes au cinéma asiatique, Tarantino prend un axe de mise en scène complètement différent avec
ce second opus. Redemarrant quasiment là où le précédent s'était arrêté avec la poursuite par Uma Thurman de sa quête vengeresse auprès des cinq personnes qui ont voulu sa mort, ce volume
est plus explicatif, revenant notamment sur les circonstances de l'assassinat raté de la mariée à la chapelle de El Paso. Cette scène du massacre, tournée complètement hors champ, marque dès le
début la différence de traitement entre les 2 films. Le ton est donné. Moins axé donc sur cette violence omniprésente, le film change donc de références, passant des clins d'oeil aux films
d'exploitations asiatiques, en majorité à des hommages plus subtils au cinéma de genre italien des années 70, le western, le giallo et même le film d'horreur avec cette référence au "Frayeurs" de
Lucio Fulci lors de la scène d'enterrement "texan" de Uma Thurman par Michael Madsen. Moins pressé, Tarantino prend donc ici son temps pour préparer ces affrontements avec de longues scènes de
duels venant tout droit des western spaghetti jusqu'à leur réglement rapide et implacable. Le seul moment où Tarantino dérogera à cette nouvelle règle, c'est lors de l'affrontement entre Thurman
et Hannah, long et efficace combat de femmes, qui, tel qu'il est tourné, aurait eu plus facilement sa place dans le premier volet. Pas de quoi choquer quand même, tellement cette scène est
remarquable.
Comme dans la première partie où Tarantino s'est permis d'insérer des références européennes dans un océan de clins d'oeil asiatiques, il fait donc exactement la même chose ici lors de la longue
mais particulièrement géniale séquence d'initiation de Uma chez le maître Pai Mei, incarné une nouvelle fois par le parfait Gordon Liu, avec ce parcours initiatique typique d'un grand nombre de
films de la Shaw Brothers.
Puis vient le face à face tant attendu avec Bill, surprenant et touchant, prenant un virage presque romantique, plus proche à ce que nous avait habitué Tarantino jusqu'ici avec, notamment un
long monologue de David Carradine sur les super heros, faisant presque passer son personnage d'ordure notoire à simple homme dégageant une certaine sympathie.
Encore une fois, Tarantino nous livre une oeuvre d'une incroyable maturité, maitrisant parfaitement, son histoire de vengeance et les références qui vont avec, soutenu par une B.O une nouvelle
fois, remarquable et une actrice formidable livrant certainement le rôle de sa vie. Que cela fait du bien !!!!
Par exterminator
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Publié dans : Action / Aventure
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