Partager l'article ! Kill Bill Vol.1 de Quentin Tarantino 2003: Une tueuse à gages professionnelle, qui se fait appeler "The Bride", décide de mettr ...
Une tueuse à gages professionnelle, qui se fait appeler "The Bride", décide de mettre fin au contrat qui la lie à une organisation criminelle.
Cependant, au cours de sa cérémonie de mariage, son ancien partenaire fait irruption dans l'église et tire sur la foule.
Laissée pour morte, la tueuse retrouve ses esprits après un coma de cinq ans. Elle n'a alors plus qu'une seule idée en tête : venger la mort de ses proches en éliminant tous les membres de
l'organisation criminelle parmi lesquels figurent les DiVAS (Deadly Viper Assassination Squad) et Bill, leur chef, qu'elle se réserve pour la fin. (Résumé : Source : cinemovies.fr)
Presque déja culte avant même sa sortie (quand même cinq ans depuis l'excellentissime Jackie Brown), l'attente du quatrième film de Quentin Tarantino était on ne peut plus forte. Finalement, on
est pas déçu. Première partie d'un (pour le moment) dyptique, cet opus est un vibrant hommage au cinema de genre asiatique des années 70, celui d'abord des films de samouraîs japonais
(notamment le final) celui des films de Kung fu des Shaw Brothers (sans oublier le costume de Bruce Lee dans "Le Jeu de la Mort"), saupoudré de divers ingrédients provenants des westerns
spaghetti (la mise en scène des duels et l'utilisation des musiques des Bacalov ou Ortolani), sans oublier une partie manga totalement inattendue
Pour tout amateur du cinéma de genre, ce film est un véritable plaisir pour les yeux et les oreilles. Outre les références citées, c'est avec une certaine satisfaction de constater que Tarantino
ne se contente pas de faire du Tarantino avec de longs monologues référencés ou existentiels (souvent très funs au passage) mais nous propose ici, un film beaucoup plus mis en scène et beaucoup
plus découpé, obligé par l'hommage à un genre qui ne lésine pas à surdécouper, déja à l'époque, ses films.
Cela ne l'empêche pas, encore une fois d'exceller dans la fabrication de personnages charismatiques et de caractère. Tarantino a ici bien compris que ce sont ses personnages qui feront le
film et non le scénario, qui, on doit bien l'avouer, est assez maigre, voire même plus.... Il a donc donné un nouvel élan à la carrière de Uma Thurman, que l'on voyait depuis un moment, traverser
des films quelconques, et que l'on ne soupçonnait pas capable d'incarner un tel personnage. Devant sa prestation, on ne peut que se taire et admirer cette femme vengeresse, prête à tout pour
réparer l'"affront" qu'elle a subi. Toute la séquence du reveil et de son echapée de l'hopital est une merveille.
Côté action, on en a donc pour nos frais, avec des scènes de combats plus impressionnantes les unes que les autres, du carnage des "Crazy 88" au combat final contre une Lucy Liu plus inquiétante
et intriguante que jamais en chef de la mafia Yakuza (!!!). On retiendra aussi les duels avec la jeune Chiaki Kuriyama,vue dans "Battle Royale" et surtout celui, certes trop
court, contre Chia Hui (Gordon) Liu, la mythique star de la trilogie de la "36ème Chambre". Sans oublier l'apparition du grandissime acteur japonais, Sonny Chiba en maitre fabriquant de
sabres.
Encore une fois, Tarantino nous pond une B.O qui fait le bonheur des pubards du monde entier, toujours aussi originale et efficace que lors de ses précédentes oeuvres.
Bref, on a ici, tout ce qui a fait la qualité et le succès de ses précédents films avec cet enorme plus de mise en scène qui font de ce "Kill Bill Vol.1" un grand film.