Partager l'article ! Le Livre de la Jungle de Wolfgang Reitherman 1967: La panthère Baghéera découvre dans la jungle un jeune enfant abandonné. Elle d ...
La panthère Baghéera découvre dans la jungle un jeune enfant abandonné. Elle décide de le confier à une famille de loups qui l'éleve comme un louveteau. Alors que
Mowgli a dix ans, le tigre Shere Kahn approche du territoire des loups. Pour éviter à l'enfant une fin inévitable, les loups l'éloignent et décident de le confier aux hommes d'un village proche.
C'est Baghéera qui le conduit. Pendant leur voyage, ils feront de nombreuses rencontres, parfois redoutables. (Résumé : Source : ecranlarge.com)
Dernier film auquel la maitre Walt Disney ai participé (il est mort peu de temps avant sa sortie, d'un cancer des poumons), "Le Livre de la Jungle" reste encore aujourd'hui, une indéniable
réussite. Certes, on pourra contester un scénario mince, pourtant adapté du classique britannique de Rudyard Kipling, privilégiant la succession de scènes permettant d'introduire un maximum de
personnages. Mais la qualité élevée de ces séquences et des personnages qui habitent ce film pardonnent la "pauvreté" du script. 40 ans après, qui ne se souvient pas de Bagheera, Baloo, Kha ou
Hathi (pour l'anecdote les noms des personnages sont la traduction littérale de leur race en langue Indie, Baloo = Ours....), chaque scène d'introduction de ces animaux plus qu'attachants, est un
vrai bonheur comme la rencontre entre Mowgli et Baloo, illustrée par la mythique chanson, "Il en faut peu pour être heureux...." ou l'arrivée du serpent Kha (aie confiance.....). Mention spéciale
au doublage français du reptile, interprété par un Roger Carel en grande forme.
Les chansons, même assez nombreuses, s'intègrent parfaitement au film (ce qui n'est pas le cas dans beaucoup de Disney) car pas trop longues mais surtout, très rythmées, aux accentes très blues
et très jazzy.(l'excellente séquence chez les singes). Elles font partie de celles dont on se souvient toujours.
Malgré les dangers rencontrés par Mowgli et ses amis, le ton est résolument cool, symbolisé par le personnage de Baloo, sorte de Baba cool qui pense que travailler ne sert à rien et qu'il faut
profiter de la vie. Ne pas oublier que l'on est en pleine période Hippie à l'époque....Pas d'ironie, pas de critiques décalées, et , pour une fois, cela fait du bien, le film ne tombe jamais dans
le larmoyant facile et préfère glorifier les valeurs d'amitié et de solidarité.
Un film court et sain, véritable bol d'air pur encore très efficace 40 ans après sa sortie.