Grace a un billet magique, Danny Madigan, un enfant de onze ans, peut vivre les aventures de son policier prefere, Slater, croise des temps modernes. Ensemble ils
affrontent force danger et triomphent toujours. Mais les choses se compliquent lorsque des personnes mal intentionnees s'emparent du billet magique et gagnent New York, ou le crime paie encore
plus qu'au cinema. (Résumé : Source : allociné.fr)
Version musclée d'un script similaire à "La Rose Pourpre du Caire" de Woody Allen, cet excellent action movie n'a pas connu la carrière qu'il aurait dû, pour être considéré aujourd'hui comme un
énorme gouffre financier. C'est bien dommage car il mérite beaucoup mieux, se situant bien au dessus de la production du genre. Pourquoi donc ? Tout d'abord, ce film n'est pas un enième
blockbuster familial, insipide et insignifiant mais parodie de manière intelligente, un genre où, dans ces films, tous les excès sont permis, au dela d'une certaine mesure et qui les font trop
souvent devenir d'ignobles nanars.
L'incursion de ce gamin débarquant dans l'univers complètement invraisemblable de son héros préféré, servira donc de réelle remise en question du genre. Aidé par un Schwarzenegger qui
s'amuse de lui-même et des stars musclées des années 80 (le moment où Schwarzy débarque dans un vidéo club, regardant l'affiche de "Terminator 2" avec Stallone à sa place), McTiernan, pourtant
spécialiste du genre, égratigne un shéma certes jouissif pour les amateurs mais finalement, assez limité dans tous les sens du terme.
La première partie du film dans le film est assez fun (de très spectaculaires scènes d'action), bourrée de références aux autres productions du genre, qui joue la carte de l'excès prononcé et où
le gamin s'amusera à vanner son héros préféré, démystifiant par l'occasion, tous les personnages invinsibles des action movies. C'est certainement pour cela que le film n'a pas rencontré son
public qui n'aime pas qu'on touche à ses héros en les faisant passer d'indestructibles à simple personne. Certainement aussi que le film avait quelques années d'avance et qu'il aurait
certainement mieux fonctionné de nos jours, le super heros invinsible n'ayant plus la côte aujourd'hui. Il est donc plus facile à bousculer.
La deuxième partie du film est donc l'antithèse de la première avec l'arrivée des deux personnages dans la vie réelle, pour mieux marquer le contraste entre ce que l'on peut voir trop souvent sur
un écran et la vie réelle. Elle n'en est pas moins excellente (génial idée de faire traverser l'écran, tous les plus grands méchants de Hollywood).
Le film est, au final, sans temps mort, pour une fois, bien interprété par un Schwarzy qui équilibre plutot bien ses moments musclés et ses moments de comédie. Une mention spéciale au
génialissime Charles Dance, qui vaut presque à lui seul le détour...
Une production qui mérite une réelle réevaluation et qui est loin de faire tache dans les filmos des, habituellement, 2 rois du box-office.