Partager l'article ! Légitime Violence de Serge Leroy 1982: Au cours d'un hold-up dans une gare, deux jeunes gansters tuent plusieurs personnes. Au cou ...
Au cours d'un hold-up dans une gare, deux jeunes gansters tuent plusieurs personnes. Au cours du carnage, Martin Modot (Pierre Brasseur) perd toute sa famille.
Desespéré, il n'a plus qu'une idée: retrouver les coupables. Mais la seule chose dont il se souvient, c'est une jeune femme criant à ses côtés .... (Résumé : Source : cinemovies.fr)
Un scénario qui a l'avantage d'aborder le genre du "Vigilante flick", très en vogue, à l'époque, outre-Atlantique mais très rarement vu en France. Une vengeance et une justice personnelle et
expéditive quand toutes les voies légales se sont révélées impuissantes et inutiles. C'est le cas ici, avec l'histoire de ce cadre joué par Brasseur, qui perd quasiment toute sa famllle lors
d'une fusillade à la gare de Deauville, visant un leader politique, qui mourra lui aussi. Le cadre politique de l'enquête freinant le bon déroulement de la justice, Brasseur décide de rejoindre
une association pronant le rétablissement de la peine de mort et la justice expéditive. Un axe scénaristique, lui aussi très politique, quand on sait que l'abolition de la peine de mort a été
votée à la même époque. Ce n'est pas pour autant que le film nous impose une opinion mais il a le mérite d'aborder directement la question.
Le film, en lui même, est sans trop de surprises, heureusement tenu par un bon scénario, où Brasseur croisera la soeur du commenditaire de la fusillade, jouée par Véronique Genest, qui l'aidera
finalement dans sa quête. Le déroulement est assez lent (très peu d'action) mais suffisamment bien écrit et surtout bien interprété pour réfléchir sans ennui au sujet.
Coté casting, un Brasseur meurtri, tout à fait convainquant qui ne cherche qu'à rendre justice à la mémoire de sa famille. Il a accompagné par une Véronique Genest, tout aussi convainquante, bien
loin de la fliquette du pauvre qu'elle interprète depuis trop d'années à la télévision. Une belle galerie de second rôles avec un tout jeune et très bon Christophe Lambert, en tueur sadique, un
Michel Aumont en commissaire pas très clair et un Thierry Lhermitte en commenditaire de la fusillade, trop loin du Splendid.
Un film sérieux et efficace qui aurait mérité quand même, une mise en scène plus rythmée.