Partager l'article ! Pas de Problème de Georges Lautner 1975: Ayant déjà eu des démêlés judiciaires, Anita voit d'un très mauvais oeil l'arr ...
Ayant déjà eu des démêlés judiciaires, Anita voit d'un très mauvais oeil l'arrivée soudaine d'un mourant, un soir, sur le pas de sa porte. Par chance, Anita fait la
connaissance d'un jeune étudiant de médecine qui accepte de cacher le cadavre dans le coffre de la voiture de son père. Malheureusement, le père rentre plus tôt que prévu de vacances et part
rejoindre aussitôt sa femme en Suisse. Le cadavre est bien sûr resté dans le véhicule. (Résumé : Source : cinemovies.fr)
Un scénario de théatre de boulevard reprenant l'intrigue classique du cadavre encombrant. Le film est malgré cela une deception. Faute à un scénario, écrit par Jean Marie Poiré, qui rame
énormement, faute aussi à des situations comiques plutôt ratées. Heureusement que la distribution est là pour tenter de relever le tout, tant bien que mal. Pourtant, on pouvait s'attendre au
pire, avec un casting digne des pires nanars :Jean Lefebvre, Henri Guybet, Bernard Menez.....mais grâce à eux (et Miou Miou aussi), le film évite de tomber dans le ratage total et nous évite un
ennui promis. Guybet, très en forme, nous arrache de nombreux sourires. L'apport de nombreux seconds rôles joués notamment par Maria Pacome, Gerard Jugnot ou Annie Duperey, confirme
l'importance du casting au milieu d'un histoire pas très bien écrite. Le film commençait bien avec une poursuite de voitures impressionante (dirigée une fois encore par Remy Julienne) en guise de
générique, jusqu'à l'arrivée du mort dans l'appartement de Miou Miou. La suite peine vraiment à décoller avec de trop longues scènes comme la rencontre entre Menez et Miou Miou dans la boite de
nuit ou la passage où Lefebvre prend en stop une jeune femme et l'emmene à l'hotel. L'arrivée sur Annecy n'arrange rien. Les acteurs se demandent ce qu'ils doivent faire, et nous avec. Seule la
scène de la conversation téléphonique à trois entre Lefebvre, Pacome et Duperey nous sort de notre sommeil. Que dire du final raté et rapidement expédié dans les montagnes Suisses.....
On a connu Lautner beaucoup plus inspiré, l'absence de collaboration avec Michel Audiard se faisant gravement sentir ici, mais sauvé du naufrage par un gros casting plein d'entrain et de bonne
humeur.