Sur les conseils d'un statisticien, le P-DG d'une grande société développe et met sur le marché un concept commercial inédit : pour un montant dérisoire,
n'importe qui pourra s'acheter une "seconde identité" conforme à ses attentes les plus secrètes... Le procédé fait fureur, mais son essor incontrôlé provoque rapidement anarchie et chaos. L'Etat
aura, comme il se doit, le dernier mot : désormais, l'accès à la nouvelle identité sera réglementé de manière autoritaire et drastique. (Résumé : Source : Wikipedia)
Une reflexion intéressante sur les phénomènes de masse; ici : Comment, dans un société qui s'ennuie, permettre à la population de s'épanouir à l'infini, pour faciliter la consommation et leur
faire oublier leur train train quotidien. Des futurologues se penchent donc sur la question en proposant moyennant finances, d'adherer à un club proposant une double identité.
Le film commence comme un documentaire avec interviews de gens dans la rue, comme une enquête d'opinion sur l'existence qu'ils auraient aimer vivre à la place de leur vie actuelle. On s'aperçoit
vite qu'aucun n'est satisfait de son existence et aspire à une autre vie dans cette société instable. Démarre donc une énorme campagne de pub proposant d'adhérer au club de la double
identité. On assiste à la déferlante médiatique avec spot télé, raccolage en pleine rue afin de répondre à un sondage d'opinion et proposer l'adhésion. Le succès ne se fait pas attendre et chaque
adhérent est placé dans une catégorie, comme on aime si bien le faire en France. On assiste alors à des scènes allucinantes où, dans des salles fermées, chacun se laisse aller à sa nouvelle
identité. Le nouveau Napoléon cotoyant le nouveau Pape.
Dès lors, chacun va assumer sa double identité dans la rue jusqu'à en perdre sa propre identité et provoquer un chaos général. Des situations amusantes où un chauffeur de bus décide de laisser
son engin pour aller à la pêche, un pseudo huissier demande à tous les ouvriers du batiment de Paris de reboucher tous les trous ou un homme demandant conseil à un nouveau prêtre aussi perdu que
lui.
Certaines scènes étant tellement surréalistes qu'on a l'impression qu'elles ont été interprétées sous drogues dures, notamment, toutes les sequences avec Andréa Ferreol en femme du PDG Fresson,
nymphomane.
La situation dégénère, nous amenant à un final décevant, rapidement expédié sans réelle reflexion sur les conséquences d'un tel phénomère de masse.
Côté cast, le film a l'air d'avoir été interprété sous substances tellement Bernard Fresson, Claude Rich, Michel Aument et suurtout Andrea Ferreol ont l'air allumés.
Malgré cela, un essai assez interressant qui aurait , quand même, mérité une réflexion un peu plus profonde.