Catherine Carré présente tous les jours le journal de 20 heures avec un professionnalisme sans reproches. Pourtant, un jour, la vision des images montrant un otage
français prisonnier par un truand bouleverse la journaliste. L'homme en question n'est autre que Yves Dorget, un grand reporter, dont Catherine était autrefois amoureuse. Après le résolution de
l'affaire, elle lui demande de l'aide dans une affaire beaucoup plus lourde.(Résumé : Source : cinemovies.fr)
Une dénonciation de l'influence politique dans les médias. A la recherche du scoop, Garcia met la main sur une video compromettante pour le premier ministre après l'assassinat d'un chef rebelle
d'un pays du Proche Orient. La diffusion de ce document la mettra dans une position délicate passant du statut de présentatrice vedette de journal TV à journaliste discréditée par un Etat
omnipotent. Son ancien amant interprété par Noiret décidera de rétablir la vérité coûte que coûte.
L'intention était tout à fait louable et toujours terriblement d'actualité mais le film se traine un peu avec une intrigue qui met du temps à se mettre en place et qui n'est pas assez développée
pour faire monter un peu la sauce. Le film se focalise plus sur l'ambition démeusurée de la journaliste que sur le pouvoir politique qui controle les médias. C'est dommage, on aurait
aimé assister à un film réellement contestataire, au lieu de cela, on a droit à deux portraits de journalisme différents : le journalisme télé à la recherche du sensationnalisme mais toujours
sous controle et le journalisme presse plus libre, incarnés par un très bonne Nicole Garcia, d'une part, parfaite en journaliste ambitieuse limite arriviste et par un aussi bon Noiret, en
journaliste papier incorruptible.
On retiendra aussi le rôle de Jean Claude Brialy en Patron de chaîne soumis, totalement à la botte du ministre.
Le film ne vaut réellement que pour la performance des 2 acteurs, tellement l'intrigue est faiblarde, sans parler du final raté qui laisse un mauvais arrière gout.