Depuis deux ans, l'ex-agent / tueur à gages de la CIA Jason Bourne et sa compagne Marie ont réussi à
tromper leurs poursuivants au prix d'une vigilance sans faille. Ce paisible village de Goa aurait dû être leur dernier refuge. Vain espoir. Deux ans plus tôt, Jason avait juré de se venger de
quiconque le relancerait. Il tiendra parole... (Résumé : Source : Allociné.fr)
Après le succès plus que justifié du premier opus, l'évidence s'imposait de lancer le second volet de la saga de Jason Bourne, et force est de constater
qu'ici, on passe à la vitesse supérieure.
Premier changement notable, le remplacement de Doug Liman par Paul Greengrass, réalisateur de l'excellent Bloody Sunday et du non moins excellent Vol 93, qui va booster franchement la
franchise.
En effet, le premier opus, quoi que très réussi, manquait par moment, de ce petit quelque chose qui en ferait un film majeur et inconstestable du cinéma d'espionnage, combinant à la
perfection, polar et action.
L'apport de Greengrass est incontestable et rapidement visible à l'écran par un surdécoupage, boostant de manière significative, sa réalisation. Quand on parle surdécoupage, d'habitude, cela
n'augure rien de bon : un montage epileptique, souvent illisible et hors sujet, servant de miroir aux alouettes pour cacher un scénario au minimum faiblard.
Heureusement, ce n'est pas du tout le cas ici, chaque scènes de baston ou d'action, surdécoupées, sont non seulement, absolument visibles et en plus, superbes (quelle course poursuite à Moscou
!!!!!), grâce à un excellent montage.
Le scénario qui reprend quelques années après la fin du premier film, n'est pas avare en moments intenses, en rebondisssements haletants et donc, en scènes d'actions, presque
d'anthologie. Bref, on est certes dans la surenchère mais c'est, finalement, totalement justifié.
Reste Matt Damon, toujours aussi convaincant dans le rôle de Bourne (Dieu sait que cet acteur peut laisser froid d'habitude).
De Berlin à Moscou, en passant par Goa, une bonne claque de 2 heures qui fait du bien aux yeux.