Sur la côte adriatique, un petit bateau de pêche repère le corps inanimé d'un homme ballotté par les
flots. Des marins s'empressent de le repêcher. Portant des traces de balles dans le dos, cet homme à l'identité inconnue a miraculeusement survécu, mais il ne se souvient plus de rien. Même pas
de son nom. Et encore moins des raisons pour lesquelles on a tenté de le tuer.
Toutefois, un indice subsiste : de sa hanche est extraite une petite capsule holographique indiquant un numéro de compte à Zurich. L'inconnu se rend alors
dans une banque suisse afin de faire la lumière sur son identité. Une fois sur place, il découvre dans un coffre-fort une malette contenant plusieurs milliers de dollars, un pistolet, un
passeport au nom de Jason Bourne et six autres documents d'identité de diverses nationalités. Ce dernier s'aperçoit bientôt qu'il est suivi à la trace par une mystérieuse organisation. (Résumé :
Source : Allociné.fr)
Après un nombre de plus en plus grandissant de volets plus que décevants de l'un des emblème cinématographique de la Grande Bretagne, James Bond bien sûr, il
commençait réellement à manquer d'un héros charismatique au centre d'un grand film d'espionnage, bien carré, bien solide.
Et puis arriva cette nouvelle adaptation de l'excellent roman d'espionnage de Robert Ludlum après un double téléfilm réalisé au milieu des années 80 avec Richar Chamberlain dans le rôle de Jason
Bourne. Autant dire, que c'était loin d'être percutant, massacrant au passage le livre.
Premier volet de la saga Jason Bournedon, ce film est une véritable réussite, rénovant de manière significative un genre en pleine léthargie depuis trop longtemps.
Matt Damon, après le succès mondial de "Will Hunting" mais aussi quelques echecs comme "Gerry" ou "Dogma", y incarne à merveille cet agent amnésique à la recherche de son identité
et qui n'a pas perdu, loin de là, ses capacités meurtrières, et heureusement épaulé par la belle Franka Potente. De Zurich à Paris où on a le droit à une superbe course poursuite sans temps
mort qui se terminera devant la Gare de l'Est, de très bonnes scènes d'actions (l'ambassade à Zurich, la poursuite en mini à Paris...). ça ne fait pas dans la dentelle et on en redemande dans ce
film où l'on retrouve avec un certain plaisir, une ambiance très british 70's (Il y aurait Michael Caine, que cela ne choquerait pas.), âge d'or d'un genre qui avait perdu de sa superbe depuis
trop longtemps.
Une mise en scène, finalement assez sobre, peut être un peu trop à la vision du second volet encore plus intense et aux scènes d'actions
d'anthologie.