Partager l'article ! La Colline a des Yeux de Alexandre Aja 2006: Pour fêter leur anniversaire de mariage, Big Bob Carter, un ancien policier de Clevel ...
Pour fêter leur anniversaire de mariage, Big Bob Carter, un ancien policier de Cleveland, et sa femme Ethel ont demandé à leur famille de partir avec eux en
Californie. Big Bob est sûr que faire la route tous ensemble les aidera à resserrer des liens familiaux un peu distendus.
Même si tout le monde vient,
personne n'est vraiment ravi d'être là. Lynn, la fille aînée, s'inquiète du confort de son bébé. Son mari, Doug, redoute de passer trop de temps près de son beau-père. La jeune Brenda regrette de
ne pas être allée faire la fête à Cancun avec ses amis. Et Bobby ne s'intéresse qu'aux deux chiens de la famille.
Une route désertique va conduire les Carter vers le pire des cauchemars... (Résumé : Source : Allociné.fr)
Depuis quelques années et le retour à la mode du film d'horreur et d'épouvante, les producteurs américains en mal d'idées, ont décider de faire appel à plusieurs réalisateurs européens, où dans
leur pays, il est difficile de faire un film d'horreur , pour remaker tous les plus grands succès ou meilleurs films qui ont fait la gloire du genre il y a presque 30 ans. Un intéret limité donc,
surtout après le visionnage des remakes ratés voire nullissimes de classiques comme "Amityville", "Fog", "La Malediction" ou "Terreur sur la Ligne". Heureusement ce n'est pas toujours le cas et,
à l'image du "Massacre a la Tronçonneuse" de Nispel, ce remake est une franche réussite.
A la base, un "Survival", second film de Wes Craven datant de 1977, qui avait surpris et impressionné par sa violence très brutale. Cautionné par Craven lui-même, Alexandre Aja a pris lui-aussi
le parti d'un métrage craspec et violent, ne trahissant pas son modèle.
Certes la mise en place est un poil trop longue, la présentation de cette famille perdue en plein désert traine un peu en longueur, des petites coupes par ci par là n'aurait rien changer à cette
introduction. Elle permet néanmpoind de faire monter très progressivement une tension qui, dès que la nuit tombe, va se transformer en un déferlement de violence et ne cessera quasiment plus
jusqu'au générique de fin.
La scène de l'attaque de ces dingues, victimes de radiations après des essais nucléaires dans la région, dans la caravane est impressionnante, déclanchant un certain malaise, tant la scène est
extrême. A noter qu'elle était tout autant dans l'original, Aja ne jouant pas dans la surenchère mais plutot, dans la réinterprétation.
La suite du film dans le village abandonné est toute aussi angoissante, oppressante et, donc, réussie. Le film bascule certes vers une accumulation de scènes gores mais celles-ci ne sont jamais
gratuites, s'intégrant parfaitment à cette oppressante chasse à l'homme.
On retiendra la montée en furie de l'un des survivants, vendeur de portables qui est très bien emmenée jusqu'à l'affrontement avec l'un des habitants fou et qui est.....wouahhh
Bref, un survival digne de son modèle qu'il modernise (et enterre un peu quand même) sans pour autant s'en détacher et qui nous fait passer un excellent moment d'angoisse.