Policier / Thriller

Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /2009 22:55


Babe, étudiant en histoire, s'entraîne dans Central Park pour le marathon de New York. Son frère Doc, membre d'une organisation gouvernementale secrète, est assassiné sous ses yeux. On apprend que le Dr Szell, un criminel de guerre nazi, serait venu récupérer un trésor de guerre qu'il avait confié autrefois à son frère.  (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Sorti en 1975, le roman homonyme de William Goodman connaitra une rapide adaptation cinématographique. En signant lui-même le scénario de cette mise en image, Goodman va garder ce qui faisait l'une des qualités première de son livre, un récit, un premier temps éclaté où chaque élément va se recoler à d'autres au fur et à mesure que l'on avance dans l'intrigue, Schlesinger ne trahissant à aucun moment ce canevas tout à fait particulier et prenant.
Mais au-dela de cette histoire finalement simple d'un homme pris dans un engrenage dans lequel il va devoir se sortir seul, "Marathon Man" est avant tout, un film sur la pananoia. La première chose que nous apprends ce film, c'est de ne faire confiance à personne. En effet, chaque personnage se sentira ou se verra trahit à un moment par un plus ou moins proche. A commencer par le naif Dustin Hoffman, sorte de rat de bibliothèque décidé à réhabiliter la mémoire de son père, victime du maccarthysme. Tout d'abord, persuadé de connaitre la vie de son frère aussi bien que celle de son père, il apprendra malgré lui qu'il a eu tord de se fier aux apparences en devenant l'homme à abattre. Mais il ne sera pas le seul à avoir peur. Car même ceux qui cherchent à l'éliminer, subissent ce sentiment de solitude et de paranoia, ne pouvant pas eux-même, se faire confiance entre eux. Chacun essayant de tirer profit de la situation. Des circonstances qui font de cette intrigue, un puzzle difficile à reconstituer et surtout, truffé de surprises et de rebondissements.
Les situations s'enchainent, en effet, à un rythme effréné, celui d'une longue course piégeuse où on est seul face à des adversaires tout aussi seuls, une sorte de ... marathon....
Plus "entrainé" que les autres, habitué par cette course contre les autres, le magistral Dustin Hoffman aura, malgré les apparences, toujours une longueur d'avance face à des personnages doubles et inquiétants, interprétés les excellents Roy Scheider, Marthe Keller, William Devane et surtout, Sir Laurence Olivier en ancien nazi, dentiste tortionnaire, récompensé pour ce rôle par un Oscar.
La rencontre Olivier/Hoffman nous vaudra une scène difficile, devenue culte où Laurence Olivier torture Hoffman en lui répétant sans cesse : "C'est sans danger ?". 
Entre Paris et New-York, Goodman et Schlesinger nous embarquent dès la première minute dans ce thriller unique qui fera date, le film étant devenu pour les cinéphines, un classique.

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Vendredi 24 avril 2009 5 24 /04 /2009 22:50

 

À la recherche du colocataire idéal, trois amis font passer un examen d'entrée très strict à bon nombre de postulants jusqu'à ce qu'ils découvrent la perle rare en la personne de Hugo. Celui-ci se révèle tellement discret qu'il meurt en silence, enfermé dans sa chambre, quelques heures seulement après avoir emménagé. Avec le corps se trouve une valise pleine de billets qui va rapidement avoir raison d'une longue amitié. (Résumé : Source : commeaucinema.com)

On pensait le temps des cinéastes à la fois inspirés et touches à tout, révolu. En effet, depuis presque 20 ans, les réalisateurs ne sortent plus trop d'une case dans laquelle ils se sentent bien, prenant pour l'occasion, un minimum de risques, preuve aussi d'un manque manifeste de remise en question de la génération en activité. Heureusement, il reste quelques exceptions qui ont décidé de marcher sur les traces des artisants d'un cinéma de genre éclectique, qui a tant fait le bonheur de millions de spectateurs par le passé, amateurs d'un septième art un peu en marge.
Et Danny Boyle fait partie de cette catégorie de cinéastes ambitieux et audacieux, décidés à explorer toutes les facettes du cinéma de genre. "Trainspotting", "Sunshine", "28 jours après", "Une Vie moins Ordinaire"....autant de films très différents et tout autant surprenants marquant une carrière déja riche de nouvelles expériences cinématographiques.
Il fallait bien un point de départ à cette carrière et c'est avec ce thriller à petit budget, réalisé avec grand talent que Danny Boyle allait se lancer.
A priori, il y avait peu de chances pour ce "petit" film écossais d'arriver sur nos écrans mais dès les premières minutes, on comprends vite que l'on est pas devant une énième série B de base, mais devant un métrage déja ultra maitrisé dans son écriture, sa mise en scène energique dès le générique speedé au son d'un morceau de Leftfield, et son ton résolument tourné vers un humour noir très prononcé, so british.
Ce portrait acerbe d'une amitié pourtant solide est toujours aussi admirable presque 15 ans après grâce à une vraie volonté du cinéaste de ne pas intellectualiser à outrance son propos mais d'explorer à fond le territoire d'un ton à la fois décalé et percutant, presque dérangeant tellement Boyle pousse le cynisme assez loin. Un cynisme qui basculera vers une violence assez dure qui ne peut laisser indifférent dès lors que les trois amis se déchirent pour s'emparer des billets. Trois personnages complètement différents à la base mais au final, tous aussi barrés les uns que les autres. D'un tout jeune Ewan Mc Gregor un peu dingue, à la calculatrice Kerry Fox en passant par le comptable pas si coincé que cela interprété par l'excellent Christopher Eccleston, ils forment un trio d'acteurs à la performance mémorable.
Bref, ce premier film s'avère toujours un coup de maitre pour un réalisateur récompensé récemment par un Oscar pour son "Slumdog Millionnaire", qui promettait beaucoup et qui n'a presque jamais deçu.

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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /2009 21:18


Paolo, inspecteur de police se rend incognito à Milan afin de démanteler un réseau de prostitution adolescente qu'un maniaque particulièrement cruel hante. Son enquête le mène vers un banquier intouchable... (Résumé : Source : devildead.com)

Pas de traduction française pour ce film de Sergio Martino resté inédit chez nous. En effet, ce film fait partie de la longue liste des longs métrages transalpins oubliés par nos chers distributeurs préférant, à l'époque, miser sur des copies fauchées de succès US qui auraient mieux fait de rester où elles étaient.
Petit retour sur l'eclectique Sergio Martino qui signa quelques unes des plus belles pages du cinéma de genre italien des années 70, surtout dans le giallo avec "la Queue du Scorpion" ou "Torso" mais qui commis aussi quelques nanars mémorables comme "Le Continent des Hommes Poissons" ou "Atomic Cyborg". Véritable touche à tout, il reste malgré tout, l'un des derniers représentant d'une époque et d'un cinéma quasi disparu.
Comme beaucoup de ses compatriotes, il a oeuvré dans de nombreux genres, suivant les modes importées d'outre-Atlantique, du Western à la comédie paillarde. Une expérience qui lui servira pour signer ce film à part qu'est cette "morte suspecte d'une adolescente".
A part, parce que s'entremêlent ici la comédie, le thriller et le poliziesco. Un cocktail particulièrement surprenant qui va s'avérer au final, assez destabilisant. Ne choisissant jamais de priviléger un genre, Martino nous livre un film bancal, une sorte de compilation de scènes au ton très différent, liée par une trame des plus simples, l'enquête d'un flic marginal (un grand classique du poliziesco) pour démanteler un réseau de prostitution.
Le film commence comme un giallo basique avec un meurtre particulièrement violent commis par un individu tout ce qu'il y a d'inquiétant. Jusqu'ici rien de surprenant, on pense assister à un nouveau thriller "à l'italienne", Martino usant immédiatement des codes du genre (érotisme et violence froide) avec talent. Mais c'est alors que le flic enquêteur débarque et que le film change littéralement de direction avec ce personnage interprété par l'excellent et regretté Claudio Cassinelli au fort accent comique. Malheureusement, à peine la tension installée, elle retombe comme un soufflet à cause des nombreuses situations légères impliquant ce flic : le running gag des lunettes brisées, les scènes avec son jeune accolyte, ses rencontres avec la jeune prostituée ou les vannes de son collègue...
Bref, on est rapidement perdu avec le sentiment grandissant que l'on s'est trompé de film.
Mais Martino n'est pas le dernier des nazes et nous assène, tout de même, de nombreuses (bonnes) surprises de mise en scène, quelques moments particulièrement graphiques ainsi qu'une excellente scène de poursuite automobile digne d'un grand poliziesco, même si elle reste complètement gratuite et presque hors sujet.
Au final, on ne peut qu'être partagé devant ce film surprenant, presque inclassable mais qui mérite tout de même d'être découvert, tellement il se détache du reste de la production de l'époque et qui reste agréable à suivre.

Trailer

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Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /2009 18:25



Avocat de son métier, Franck Galvin a failli être radié du barreau, il y a quelques années, pour une affaire qui a mal tourné. Professionnellement, il est fini. Il est même devenu un peu alcoolique... C'est à ce moment-là que son vieil ami et ancien partenaire, Mickey Morrissey, lui apporte une affaire cousue main, où Galvin ne pourra pas perdre parce que l'injustice est trop flagrante. En effet, à la suite d'une erreur d'anesthésie, Deborah Ann Kaye, entrée à l'hôpital Sainte-Catherine pour y accoucher, a sombré dans un profond coma. Totalement bouleversés, sa soeur et son beau-frère, qui ne cherchent pas à incriminer la clinique, veulent seulement une indemnisation...  (résumé : Source : cinemovies.fr)

Personne, encore de nos jours, n'a pu oublier le premier film de Sidney Lumet, l'illustrissime "12 Hommes en Colère", un huis-clos étouffant où l'on assiste à la longue délibération d'un jury lors d'un procès difficile. 25 ans après, Lumet retourne au tribunal pour nous offrir un film plus classique mais néanmoins fort réussi.
Basé sur un livre de Barry Reed et une adaptation de David Mamet, l'histoire sur le papier est, somme toute, assez basique. Un avocat sur la pente très descendante accepte de plaider ce qui pourrait être sa dernière affaire, se battant contre une institution religieuse et un cador du barreau particulièrement obstiné et manipulateur.
Réalisé par n'importe quel tacheron d'Hollywood, ce scénario aurait pu nous donner un film plus que quelconque mais heureusement, Lumet a le grand talent de souvent sublimer ce qu'il filme.
Tout d'abord, parce qu'il prend le parti de dresser un superbe portrait d'avocat sur le déclin, victime d'une accumulation d'affaires perdues et d'une magouille judiciaire,  dans une première partie où nous suivons ce personnage à la dérive dans une succession de scènes sans dialogues où l'homme est absolument seul. Cette solitude qui va le pousser à porter devant le tribunal, une dernière affaire particulièrement casse gueule, qui pourrait le faire revenir sur le devant de la scène. Et malgré la désaprobation de son dernier ami et même de ses "clients", il se décide à se jeter dans ce qui pourrait donner un dernier sens à sa vie mais qui pourrait aussi le condamner définitivement. Il est seul, il se battra seul contre tous.
Sans aucun effet de style, Lumet parvient rapidement à nous immerger dans cette histoire en apportant un aspect thriller discret et parfaitement intégré à son entreprise. Dès lors que la machine est lancée, la pression ne fait qu'aller crescendo avec son lot de d'obstacles qui sont autant de rebondissements et même si le rythme est assez lent, on ne s'ennuie pas une seconde à suivre le déroulement de cette partie d'echecs au dénouement sans surprise.
Louons aussi la performance de Paul Newman dans une prestation qui aurait pû mériter l'Oscar et qui domine le film de bout en bout, épaulé par l'apparition envoutante et pleine de surprises d'une Charlotte Rampling toujours aussi mystérieuse. Sans oublier l'éternel mais toujours excellent second couteau Jack Warden et un James Mason dans l'un de ses derniers rôle, magistral en avocat de la défense.
Même si ce film ne révolutionne pas le genre comme l'a pu faire ses "12 hommes en Colère", ce "Verdict" reste néanmoins passionnant à suivre.

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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 15:33


Armé de ses jumelles, le commissaire Duche surveille de sa voiture la reception donnee a la villa de Raymond Bettoun. Ce dernier dirige le clan des juifs pieds-noirs, qui regne en maitre dans le milieu du racket. Duche n'a jamais reussi a confondre la famille Bettoun. Mais dans l'ombre, Pascal Villars a jure la perte des Bettoun. Il va reussir a dresser le clan des Arabes contre celui des Juifs.  (Résumé : Source : cinemotions.com)

Pour son premier film, Alexandre Arcady s'était intéressé à l'exil des pieds noirs d'Algérie en 1954 dans "le Coup de Sirocco", un long métrage assez réussi qui lui valu une premiere reconnaissance critique et publique. Fort de ce succès et plutôt certain de son talent, Arcady allait, cette fois-ci, s'inspirer de l'histoire des frères Zemour pour nous proposer un film policier aux accents pieds noirs à gros budget et très gros casting, bref un film très ambitieux, peut être même un peu trop.
Tout d'abord, revenons sur le contexte. Pendant les années 70, une fratrie, celle des frères Zemour, surnommée "Z" régnait dans certains quartiers de Paris et spécialisée dans le proxenétisme. Il seront impliqués dans une guerre des gangs qui aboutira à la fin de leur règne aux début des annés 80.
Sans être citée une seule fois dans le film, la similitude entre la famille Bettoun et les Zemour parait plus qu'évidente à la lecture du script. Ce qui, à la base, parait être plutôt une bonne idée, permettant au scénario de se détacher d'une histoire réelle qui l'aurait enfermé dans une structure définie, s'avère être au final, une grande erreur.
En effet, visiblement fasciné par le portrait de la famille mafieuse peinte par Coppola dans "Le Parrain", Arcady s'en inspire clairement en allant même jusqu'à lui repomper les 40 premières minutes en intégralité. Oubliés les Zemour, les Bettoun c'est plutôt les Corleone....mais du pauvre, Arcady ayant du mal à se détacher de son modèle US, fait, finalement, pale figure à côté du film de Coppola.
Après ces très longues et poussives 40 minutes où on fait le tour du casting très fourni avec un Roger Hanin en roue libre, limite irritant et malgré cette comparaison inévitable, le film se regarde par la suite avec un certain intéret comme un polar lambda d'un plutôt bon niveau se focalisant sur l'affrontement entre le clan Bettoun (Hanin mais aussi les excellents Berry, Darmon, etc...) et le "traitre", Bernard Giraudeau avec, au milieu, un Jean Louis Trintignant dans le rôle d'un flic obstiné et obscur.
Au final, Arcady maitrise tant bien que mal ce "gros" film avec une seconde partie et un dénouement qui, sans être d'une grande originalité, sont assez relevés et nous permettent de suivre les presque 2h20 de film sans trop d'accrocs.


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Lundi 13 avril 2009 1 13 /04 /2009 09:47

 

Carine, vendeuse dans une parfumerie de luxe, est agressee par trois loubards dans un train de banlieue, un soir. Elle est tuee. Antoine, son ami, est desespere. Il decide de retrouver les tueurs. Il est sur une piste lorsqu'il retrouve chez un receleur, le camee qu'il venait d'offrir a Carine...  (Résumé : Source : cinemotions.com)

En ce début des années 80, le cinéma de genre américain connait une vague de films soulevant le thême très tendentieux de la justice individuelle, l'autodéfense. Une "mode" issue d'un sentiment d'insécurité grandissant dans les grands métropoles où la délinquance est en augmentation constante avec des autorités de plus en plus impuissantes.
Forcément, le cinéma allait surfer sur ce fait de société en créant un genre avec un film fondateur en 1974 : "Un Justicier dans la Ville". Par la suite, le "Vigilante Flick" nous livrera des films tels que "Class 1984", "Le Droit de Tuer" ou plus recemment, "A Vif" avec Jodie Foster.
Le cinéma de genre français ne pouvait pas passer à côté de cette vague de succès commerciaux et, en peu de temps, produira, lui aussi, son petit lot de films similaires tels que "Legitime Violence" avec Claude Brasseur et ce "Tir Groupé ", la même année.
D'un scénario assez basique, très proche de certains films d'outre-Atlantique, Jean Claude Missiaen, dont c'est le premier film, nous livre un film finalement, assez bancal.
Tout d'abord, il se détache des productions US en ne pronant pas le vigilantisme à tout prix. Même si ce n'est pas forcément un mal, il se prive, tout de même, d'un point de vue. En effet, le film ne prend jamais parti, ni dans un sens, ni dans l'autre. En ne confrontant jamais, le pour et l'anti, le scénario annihile toute reflexion sur le sujet et reduit le film à une simple série B. Missiaen se contente donc de suivre, d'un côté l'errance et la colère du personnage de Gérard Lanvin, qui se décide sur le tard, à réagir, et de l'autre, l'enquête policière menée par un Michel Constantin, déja en pré-retraite.
Bref, on s'ennuie à suivre une histoire sans tensions veritables et qui n'évolue que très peu (pas de suspens, ni de rebondissements) et qui se résout de manière beaucoup trop rapide, sans parler des flash-back de bonheurs perdus (les moments amoureux entre Lanvin et Jannot) qui plombent encore plus un rythme déja assez lent.
Restent un très bon casting, hormis Constantin, avec un Lanvin parfaitement crédible, une belle série de gueules (Pinon, Blanche, Milo) et une non moins belle photographie de Pierre William Glenn qui rend grace au Paris by night.
Bref, un film loin d'être inoubliable dont le sujet aurait mérité plus de risques et plus d'intensité car, même si les productions US ne sont pas exemptes de tout reproche, elle ont le mérite de provoquer des réactions et une vraie réflexion.
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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /2009 21:37



Frank Murphy est pilote d'hélicoptère à l'Astro Division, la section aérienne du Los Angeles Police Department. Après avoir assisté à l'agression mortelle d'une femme impliquée dans la lutte contre les violences urbaines, il décide d'enquêter pour son propre compte, persuadé qu'il s'agit d'un assassinat déguisé. Parallèlement, il est chargé de participer aux essais d'un nouveau prototype d'hélicoptère ultramoderne destiné à surveiller la foule lors des prochains Jeux olympiques d'été de 1984 à Los Angeles. Il va bientôt comprendre que les deux évènements pourraient être liés. (Résumé : Source : wikipedia)

En ce début des années 80, le cinéaste touche à tout, John Badham (La Fièvre du Samedi Soir, Dracula...) s'interesse de près aux nouvelles technologies mais surtout à leurs dérives. Cette année-là, il dénoncera tout d'abord, l'automatisation systématique, le pouvoir des machines dans "War games" où un jeune adolescent, croyant jouer à un jeu vidéo, est à la limite de déclencher une troisième guerre mondiale devant son ordinateur. Bien sûr, le film a pas mal vieilli, l'informatique ayant énormément évoluée depuis, mais la reflexion reste toujours de mise de nos jours.
Après ce sympathique divertissement, Badham enchaina immédiatement avec le film qui nous interesse ici : "Tonnerre de Feu".
Cette fois-ci, ce sont les dérives de la vidéosurveillance que denonce le cinéaste à travers un complot visant à imposer le dernier cri de la surveillance urbaine à une société qui refuse d'être épiée.
Une fois encore, sous couvert d'un film de pur divertissement, Badham nous offre une vraie réflexion intelligente sur le flicage grandissant voulu par nos autorités. Là encore, Badham en adaptant un excellent de Dan O'Bannon et Dan Jakoby, soulève un débat qui est plus que jamais, toujours d'actualité de nos jours.
Cinématographiquement parlant, là aussi, le film s'avère être une incontestable réussite qui n'a pas pris une ride, cette fois-ci. Grace à des scènes d'action très bien découpées et tournées en plans réels, en ces temps de fond vert, ça fait du bien, le film se déroule d'une manière extremement rythmée, soutenu par un scénario qui ne n'est pas avare, non plus en séquences à suspense, notamment dans le dernier acte.
Côté casting, c'est Roy Scheider qui est au coeur de cette machination, livrant une excellente prestation d'ex pilote du Vietnam en proie à des traumatismes, qui va déjouer le complot. Il est épaulé par un tout jeune Daniel Stern, excellent en apprenti pas aussi bête qu'il en a l'air.
Face à eux, c'est Malcom McDowell qui endosse le rôle du méchant de service avec son inoubliable gimmick : "Toi, j't'aurai !!". Un personnage puant à souhait, donc juste parfait.
Il ne faut pas oublier la dynamique Candy Clark dans le seul rôle féminin du film, dégageant une energie tout à fait agréable.
Plus de 25 ans plus tard, ce film, peu reconnu tout de même, reste un must du genre.

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Lundi 6 avril 2009 1 06 /04 /2009 15:00


Dans la nuit du 4 au 5 août 1952, trois Anglais, Jack Drummond, sa femme Anne et leur fille Elizabeth sont assassinés près de leur voiture à proximité de La Grand'Terre, la ferme de la famille Dominici, sur la commune de Lurs dans les Alpes-de-Haute-Provence. Le patriarche Gaston Dominici a été accusé du triple meurtre, condamné à mort sans que sa culpabilité ait jamais été clairement établie, puis gracié en 1960 par le général de Gaulle. L'affaire fut suivie par plusieurs journalistes, tant français que étrangers. (Résumé : Source : Wikipédia)

20 ans après les faits qui ont marqué l'histoire des faits divers du 20ème siècle, le cinéma ne pouvait pas oublier de mettre en image cette histoire sordide, pleine de mystères qui planent encore de nos jours. En effet, Assigné à résidence à Montfort après son élargissement, Gaston Dominici décède le 4 avril 1965 à l'hospice de Digne-les-Bains, sans que soit établi son degré d'implication dans le triple meurtre de la famille Drummond.
Qui mieux que le "monstre" Gabin pouvait incarner ce patriache caractériel et protecteur d'une famille, finalement peu reconnaissante...Enfin, tout dépend de quel côté on se place...et c'est là la limite de cette reconstitution qui, d'un côté, a l'avantage de bien expliquer les circonstances et le déroulement de cette affaire, mais d'un autre côté, ne propose pas une vraie réflexion, se contentant de faire un simple constat de l'affaire. Le film ne prenant jamais réellement de parti pris, se résume à un simple déballage des faits à l'image de l'emission de Christophe Hondelatte : "Faites entrer l'Accusé".
Tout est présenté de manière chronologique, du drame aux divers procès sans un réel point de vue pro ou anti qui permettrait de développer un débat autour d'une affaire qui reste trouble, encore de nos jours.
Le film se regarde donc avec un certain intéret mais sans grande passion non plus, focalisé par le numéro de Jean Gabin qui "bouffe" l'écran par une quasi omniprésence presque un peu trop imposante, écrasant le reste de la distribution, pourtant constituée de Victor Lanoux, Gérard Depardieu (quoique débutant), Paul Crauchet etc....Faute aussi à une réalisation de Claude Bernard-Auber (qui se spécialisera dans le porno par la suite) sans aucune personnalité.
Pour l'un de se derniers rôles, on est quand même obligé de constater qu'aucun acteur n'a pu remplacer un tel mythe, portant à lui tout seul un film, aussi moyen soit-il.
A noter qu'un téléfilm avec Michel Serrault dans le rôle du chef de famille et Michel Blanc dans la peau du commissaire a vu le jour en 2003 mais qui n'apporte pas grand chose de plus.
Pour cette "Affaire Dominici", il en reste un film utile mais largement perfectible.


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Vendredi 8 août 2008 5 08 /08 /2008 14:05

Au cours d'une banale enquête sur un holdup, le juge Fayard finit par établir une relation entre le gang des "Stéphanois", des politiciens et d'importants hommes d'affaires. Ceuxci se sentant en danger, tentent de faire pression sur Fayard, mais le juge est bien décidé à aller jusqu'au bout de ses investigations.  (Résumé : Source : cinemotions.com)

Pendant plusieurs décennies, Yves Boisset s'est toujours imposé comme le représentant d'un cinéma contestataire, dénonçant les travers d'une société corrompue, une société hypocrite qui a souvent du mal à se regarder en face. Il suffit de voir sa filmographie pour le vérifier. De "Dupont Lajoie" à "RAS" en passant par le prémonitoire "Prix du Danger", Boisset, que certains qualifiront de démago, a toujours su provoquer la polémique en pointant les travers de notre système et de la corruption de nos institutions.
Pour illustrer les divers liens entre le pouvoir politique et le milieu, Boisset va reprendre l'histoire vraie du Juge Renaud, assassiné en 1975 devant son domicile à Lyon, qui enquêtait sur divers dossiers impliquant plusieurs personalités, supposées liées au milieu. Après de longues années d'enquêtes et plusieurs procès, un non-lieu sera prononcé sur l'assassinat du juge, réduisant à néant, toutes ses investigations qui auraient surement bousculé certaines personalités et fait grand bruit.
Deux ans après les faits, Boisset met donc les pieds dans le plat sans aucun remords en adaptant de manière explicite, ce fait divers en composant le personnage de son juge, s'inspirant de la personalité de plusieurs autres magistrats de l'époque. le Juge Renaud, bien sûr mais aussi le Juge Michel, jeune et déterminé, le contesté Juge Pascal ou le substitut Ceccaldi qui forgent donc le caractère de ce juge Fayard, parfaitement interprété par le regretté Patrick Dewaere.
A travers un scénario méticuleux et une mise en scène frontale, Boisset va donc régler ses comptes avec un système qui ne lui plait pas, décrivant sans retenue les liens supposés, unissant donc à l'époque, le pouvoir politique, le SAC, sorte de police parallèle pro-Gaulliste qui fut dissoute en 1981 et le milieu.
En reprenant divers faits divers de l'époque, plus ou moins liés entre eux, Boisset va construire une intrigue passionnante, qui ne cesse de rebondir entre les diverses parties et devant les agissements courageux de ce juge intègre, bien décidé à aller au bout de ses investigations. Pour l'anecdote, soupçonnée liée à certaines de ces affaires, l'organisation du SAC a tout de même obtenu un arret de justice permettant la censure de sa prononciation dans le film. Lors de sa sortie en salle, le mot SAC fut donc remplacé par un Bip sonore.
Boisset balance donc un coup de pied dans la fourmillière en décortiquant sans finesse, les rouages de ces liens entretenant un système de connivence, d'impunités et de corruption. Il n'écarte aucun détail, c'est carré, frontal, sans aucune complaisance tout en étant spectaculaire. Boisset n'a, heureusement pas oublié qu'll fait du cinéma et équilibre parfaitement son film entre le pamphlet cinématographique et le polar typique. On ne s'ennuie à aucun moment, suivant avec passion et, il faut bien avouer, une certaine partialité, l'enquête de ce sheriff des palais.
Autour d'un Patrick Dewaere, une nouvelle fois époustouflant, on retrouve une galerie d'acteurs de très haut niveau : Philippe Leotard, Aurore Clément, Jean Bouise, Michel Auclair, Henri Garcin ou le grand Marcel Bozzuffi, toujours aussi inquiétant.
A travers ce film, Boisset nous démontre une nouvelle fois, à quel point, il manque dans le cinéma actuel, des auteurs contestataires, n'ayant pas peur de reveiller les consciences devant les agissements et l'impunité de certains.
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /2008 13:06


Dans deux affaires criminelles, le juge Steven Harlin est contraint de prononcer le non-lieu. Après le crime d'un enfant, il confie ses craintes, devant l'impuissance de la justice, au juge Caulfield. Celui-ci, aidé de sept magistrats, a crée un tribunal La chambre étoilée qui s'occupe du sort des meurtriers acquittés par la justice. (Résumé : Source : cinemotions.com)

Le cinéma populaire indépendant a toujours servi de baromètre pour les majors à l'affut des nouvelles modes et tendences cinématographiques, leur assurant un minimum de risques et un succès promis. A l'époque, le "Vigilante Flick" est un genre prolifique dans ce cinéma populaire US depuis l'énorme succès d' "Un Justicier dans la Ville" pronant l'usage d'une justice expéditive devant les carences du systême pénal américain. Une longue liste de films de ce genre s'est donc rapidement allongée après ce succès, avec, à chaque fois, un parti pris prononcé pour cette application très personnnelle des lois, jouant sur nos plus bas instincts vindicatifs. Avec un sujet aussi délicat, les majors ont mis du temps à s'y essayer et certainement pas avec la même conviction. Trop risqué par des studios qui cherchent forcément à fédérer plus qu'à diviser.
C'est donc sur ce climat que la Fox nous propose un film surfant sur cette mouvance d'auto-défense. Mais là où l'on avait l'habitude de voir un citoyen lambda ou un flic impuissant appliquer sa propre justice, c'est ici un groupe de juges qui se réunissent pour rendre un verdict et une sentence implacables. Les mêmes juges qui avaient relaxés ces criminels, impuissants devant des vices de procédures et des avocats particulièrement zélés et compétents. Face à  la justice "officielle", ils n'ont donc d'autres choix que d'appliquer des textes et des lois bourrés de failles que la défense s'empresse de détourner.
Le script nous amène de manière classique mais plaisante à ce cercle de juges "justiciers" à travers le portrait d'un autre juge qui, lui, croit toujours à cette justice qu'il avait appris sur les bancs de sa fac de Droit, appliquant les textes à la lettre, au dela de toute raison humaine. Mais cette application stricte le verra relaxer sur 2 affaires distinctes, à cause de procédures bancales, plusieurs criminels que tout accusent. Peu à peu perdu dans ses convictions, il est finalement amener, à "basculer" vers ce fameux cercle.
Hyams, en habitué du genre, capte rapidement notre intéret avec une mise en place et un portrait juste de ce juge, partageant avec lui, ses doutes et son sentiment d'impuissance devant cette justice pas si infaillible. Interprété par un excellent Michael Douglas, le personnage de ce juge dessine parfaitement les contours d'une conscience collective, hésitante entre laisser la loi s'appliquer avec les risques que cela comporte, ou se faire justice soi-même avec les conséquences que cela implique.
Si le personnage de Douglas choisi un temps d'appliquer cette justice expéditive, il se rendra vite compte qu'elle ne vaut pas mieux que les agissements des criminels qu'elle vise. Une bonne conscience dont le genre ne nous avait pas du tout habitué auparavant. Mais là où l'on aurait pu craindre une certaine lourdeur avec l'etalage d'une morale pesante, Hyams représente ce refus de l'auto justice de manière subtile par plusieurs scènes courtes mais significatives, illustrant son propos de manière directe et simple. Une qualité de plus pour un film qui se laisse regarder sans ennui, Hyams distillant au fil du métrage, quelques scènes d'action particulièrement efficaces au milieu de ce thriller de très haute tenue, passionnant et halletant. techniquement irréprochable (très belle photographie de nuit et très belle utilisation du scope). Michael Douglas est quand à lui, absolument crédible dans la peau de ce juge, entouré par d'excellents seconds couteaux, Yaphet Kotto et surtout Hal Holbrook.
Bref, un excellent thriller pointant les failles d'un systême méritant, certainement, une refonte totale.
Par exterminator - Publié dans : Policier / Thriller - Communauté : Planète Cinéphile
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