Horreur

Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /2008 18:02


Un groupe d’étudiants en médecine joue un tour cruel à Kenny, un jeune homme timide genre "premier de la classe", le jour de la fête de célébration de la nouvelle année. Le gag consiste à lui faire croire qu’il a rendez-vous dans un lit avec la belle Alana qu’il convoite en secret. Mais en lieu et place de cette dernière, Kenny trouve un cadavre provenant de la morgue. Le choc est tel que le jeune homme en perd la raison et quitte la fac pour un établissement s’occupant d’aliénés.
Trois ans ont passé depuis ce tragique événement et les même jeunes gens s’apprêtent à aller fêter leur diplôme de fin d’année lors d’une gigantesque virée avec, entre autres : déguisements, spectacle de magie et boissons à gogo, et organisée à bord d’un train loué pour l’occasion. Cependant, un mystérieux tueur s’invite à bord et commence à décimer les étudiants un à un. Est-ce Kenny revenu pour se venger de la farce macabre dont il a été victime ? (Résumé : Source : Horreur.com)

On oublie souvent que Jamie Lee Curtis, avant d'être l'actrice aux rôles aussi eclectiques que fliquette dans "Blue Steel" ou maman coincée dans "Freaky Friday", était, au début des années 80, une habituée des séries B horrifiques, presque une star du genre. Un début de carrière flamboyant dû à sa performance très convainquante dans le chef d'oeuvre de John Carpenter "Halloween". Une performance qui lui valu un rôle dans le film suivant de Big John, "Fog" mais aussi dans toute une série de slashers issus de cette vague à succès du genre à l'époque.
Avant un "Bal de l'Horreur" assez dispensable, c'est dans ce "Monstre du Train" qu'elle va poursuivre sa carrière de "Screaming Girl".
"Le Monstre du Train" est, en effet, un slasher des plus convenus, au scénario décalqué sur des classiques du genre comme "Vendredi 13". Et, une nouvelle fois, après un prologue sympathique qui aura son importance, nous avons droit à une bande de jeunes étudiants lubriques qui, pour fêter la fin de l'année, louent un train pour y faire la fête vers une destination inconnue. La mise en place étant rapide, on est tout de suite dans le bain avec une fête qui bat son plein et sa multitude de personnages ivres et libidineux pour la plupart. Alors qu'il est facile d'identifier le personnage de Jamie Lee Curtis (notoriété oblige), ce n'est malheureusement pas le cas de ses camarades. Le script se focalisant sur son héroine, néglige allègrement le reste de la bande, ce qui fait que l'on a rapidement du mal à repérer, qui est qui dans ce huis-clos ferroviaire, hormis le chef du train, personnage plutôt sympathique et le magicien interprété par le célèbre David Copperfield himself.
Les premiers meurtres interviennent assez vite, mais trop souvent suggérés et sans aucune originalité, ils ne provoquent pas la moindre angoisse. Il faut bien avouer que dans un décor tel que celui-ci, il n'est pas facile de se démarquer, vue l'étroitesse d'un train. Un point qui peut, à la limite, rendre indulgent si on est dans un bon jour,car il n'y a vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent niveau graphique.
Le déroulement étant lui aussi, des plus convenus, on avance doucement dans le film avec un certain ennui, le script ne laissant place à aucune surprise, les morts se succèdent à un rythme régulier mais loin d'être frénétique.
On pourrait se consoler en cherchant l'identité du tueur qui se cache au fil des meurtres, dans les costumes et les masques de ses victimes mais le scénario ne développant aucune piste parallèle, on se rabat vers une évidence vite acquise et ce n'est pas un twist final des plus mauvais qui nous donnera tort.
Techniquement, on regrettera la molesse de la mise en scène de Roger Spottiswoode, plus à l'aise dans le film d'aventure que dans le film d'épouvante qui ne l'inspire visiblement pas ici. On regrettera surtout une photographie assez sombre qui, à de nombreux moments, empêche une bonne lecture de l'action. C'est d'autant plus regrettable que c'est un ancien collaborateur de Kubrick, John Alcott, le responsable de la photographie ici. Il se rattrape néanmoins par une parfaite utilisation des couleurs en arrière plan à de nombreux moments.
Bref, ce "Monstre du train" n'est qu'une petite bande horrifique de plus, qui n'apporte absolument rien au genre et qui s'oublie assez vite.

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Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /2008 15:32


Muffy St John décide d’inviter plusieurs de ses amis à passer le week-end dans son manoir reculé et accessible uniquement par bâteau. L’ambiance est d’abord bon enfant avec des blagues (l’action du film se déroule le 1er avril) à profusion. Jusqu’au moment où la série de plaisanteries diverses tourne à la tragédie. Les invités tombent alors comme des mouches, victimes d’un tueur. (Résumé : Source : Horreur.com)

Depuis "Halloween" en 1978 et "Vendredi 13" en 1980, la mode du slasher bat son plein aux USA pendant les années 80. Une multitude de franchises ont vu le jour à cette époque avec plus ou moins de bonheur et de succès, engraissant les studios à moindres coûts et moindres efforts, les trames étant, le plus souvent identiques à leur mythiques prédécesseurs. La Paramount, déja "propriétaire" à ce moment de l'interminable franchise du tueur au masque de hockey, "Vendredi 13", a décidé de profiter de ce filon à fond. En parallèle des aventures de Jason Voorhees, elle nous avait déja auparavant, sorti de son chapeau, un premier sous produit "Meurtres à la Saint Valentin", slasher plus que moyen, en 1981. Cette fois-ci, c'est carrément l'équipe de production des "Vendredi 13" avec à sa tête, Frank Mancuso Jr, qui est chargée par la major de mettre en chantier un énième film du genre, reprenant même, l'une des interprètes du second opus de la saga de Crystal Lake. 
Après la fête des morts, le fameux Vendredi, la fête des amoureux et  Noël étant déja pris, la production a finalement trouvé sur son calendrier, l'une des dernières "fêtes" restantes : le 1er avril.
Le fameux jour des blagues sert donc ici, de pretexte pour nous imposer une nouvelle histoire de tueur d'adolescents lubriques. Car, oui...encore une fois, à première vue, c'est encore la même chose. Une étudiante organise dans l'une des propriétés familiale perdue sur une ile isolée, un petit week end pour réunir tous ses amis. C'est donc parti pour une loooongue présentation des personnages, chacun rentrant dans les stéréotypes classiques imposés par le genre avec la nympho, le lubrique, le fils à papa, la coincée etc.....Bref, on nage dans le déja-vu le plus plombant dès le départ. Après un petit incident sur le bateau qui les mènent sur l'île, le petit groupe débarque dans cette maison qui va, dans un premier temps, être le théatre de blagues aux gouts douteux, 1er avril oblige. On s'ennuie donc vite à les voir subir ces gags de potaches pas droles qui nous lassent aussi vite qu'eux, plus préoccupés de choisir, qui va coucher avec qui ? Jusqu'ici, tout est donc plat et ennuyeux ; la réalisation impersonnelle de Walton ne ménageant pas notre souffrance. Encore une fois, il faut attendre près d'une heure pour, enfin, voir quelque chose se passer. Mais comme pour le reste, c'est la prévisible série de disparitions et de "meurtres" qui prend le relais. Et là, les amateurs d'hémoglobine seront plus que dessus. Tout est suggéré, pas une goutte de sang, réduisant la côte d'épouvante au niveau zero. Bref, on enfile rapidement les évènements sans originalité et presque avec mépris. La question que l'on se pose à ce moment là, c'est de chercher l'intéret d'une telle entreprise, qui n'apporte rien de plus à tous les films du genre déja sortis, si ce n'est une frustration et presque une colère devant un tel navet. Mais c'était sans compter sur un final hallucinant, dans le mauvais sens du terme, un "twist" à marquer d'une pierre blanche qui ponctue de la plus belle des manières, cet énorme foutage de gueule. Certains diront que ce final assume jusqu'au bout, le pretexte scénaristique de l'affaire, c'est juste un épilogue débile à l'image de ce film. A se demander s'il faut classer ce film au rayon "Horreur" ou "Comédie".
On s'étonne que le réalisateur de l'excellent "Terreur sur le Ligne" 1er du nom, ait pû commettre une telle ineptie, écrite par le scénariste du "Flic de Beverly Hills" qui n'est visiblement, pas du tout dans son élément ici.
Poubelle !!!!!

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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /2008 22:57


Un 31 octobre, à Haddonfield, Illinois, le soir de la fête des masques de Halloween… La vie du jeune Michael Myers, 10 ans, bascule. Troublé par des pulsions morbides, moqué par ses camarades d'école parce que sa mère est strip-teaseuse, harcelé par son beau-père, tourmenté par les premiers émois sexuels de sa soeur aînée, il revêt un masque en latex et, dans un accès de folie, assassine la moitié de sa famille au couteau de cuisine. A la suite de cette nuit de cauchemar, il est pris en charge par le Docteur Sam Loomis, un brillant pédopsychiatre, mais tue sauvagement une infirmière, précipitant le suicide de sa mère, désespérée.
Un 31 octobre, 17 ans plus tard. Toujours dissimulé derrière un masque et enfermé dans son mutisme, Michael s'échappe de la prison psychiatrique où il a grandi et recommence à semer des cadavres sur sa route. Convaincu qu'il est une incarnation du mal à l'état pur, le Docteur Loomis part sur sa piste. Celle-ci mène directement à Haddonfield, là où se trouve toujours la petite soeur de Michael, Laurie, seul membre de sa famille encore en vie. (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Quel sacré défi de s'attaquer à l'un des chefs d'oeuvre du cinéma d'épouvante signé John Carpenter avec son cultissime croque mitaine, sa musique reconnaissable entre toutes, sa mise en scène subtile et inquiétante bref un film qui a marqué, à coup sûr, l'histoire du cinéma de genre. Peu auraient oser y toucher mais c'était sans compter sur l'une des valeurs montante du cinéma d'épouvante, le leader de la formation métal White Zombie, devenu réalisateur, le surprenant Rob Zombie. Après 2 premiers films plutôt réussis, notamment "The Devil  Rejects", sorte de film hommage au classique "Massacre à la Tronçonneuse", Zombie se penche sur le remake d'un autre film phare du genre et dont il est visiblement fan, "Halloween" donc.
Mais là où n'importe quel réalisateur besogneux se serait contenter de le moderniser (même si l'original de Carpenter n'en n'a toujours pas besoin), Zombie a décider de s'approprier le mythe, en le racontant en 3 phases assez distinctes.
Dans le film de 1978, John Carpenter se concentrait sur ce monstre sans ame, cherchant à tuer sa soeur après s'être échappé de l'asile psychatrique. Ici, Zombie a décidé de commencer par décrire l'enfance difficile de Myers, victime d'un beau père alcoolique, d'une soeur indépendante et d'une mère attentive mais trop souvent absente. Ajouter à cela les railleries de ses camarades de classe et vous avez là, un enfant seul et traumatisé qui va s'enfoncer de plus en plus dans la violence et la folie en s'attaquant, d'abord aux animaux puis aux humains.
Alors oui, ce remake nous apporte dans sa première partie, un lot d'explications assez intéressantes et assez  passionantes que Carpenter avait préféré mettre de côté, laissant planer le mystère autour du monstre. Après reflexion, on ne peut que constater que cette humanisation du monstre Myers est en complète contradiction avec la notion d'entité que Carpenter a voulu donner à son personnage. Et là où chaque apparition de Myers provoquait un effroi chez Carpenter, c'est fatalement moins le cas ici. Cela n'empêche pas à cette première partie d'être particulièrement réussie, superbement photographiée et mis en scène.
Viens ensuite la seconde partie, celle se rapprochant le plus de l'original de Carpenter. Myers, devenu adulte, s'échappe de l'hopital pour retrouver sa soeur. C'est ici que l'on voit réellement que Zombie est un fan du film de Carpenter. Dans cette partie, il en reprends les principaux moments avec un mise en scène proche de celle de Big John jusqu'à l'utilisation du thême inoubliable, presque à l'excès. Cette partie est tellement fidèle à l'original qu'on en viens à se demander finalement, hormis les explications du premier segment, de l'utilité de ce remake qui, dès lors que l'on "refait" l'original, n'apporte pas grand chose de plus....En même temps, le classique de Carpenter en avait-il besoin....Au contraire, cette partie s'avère même, un poil décevante avec une introduction des personnages assez superficielle. Un combre quand on sait la place du rôle de Laurie dans le scénario. Personne n'a oublié Jamie Lee Curtis dans le film original. Je doute que l'actrice reprenant le rôle de Laurie ici, laisse la même trace.
Arrive le 3ème et dernier acte qui, cette fois-ci, se détache de son modèle. Pourquoi ? Pour pas grand chose, ce final n'apporte rien de plus, si ce n'est une longueur inutile à un film au rythme parfaitement équilibré jusqu'alors. un final trop long donc mais aussi, assez décevant, trop focalisé sur Myers et pas assez sur une Lorie beaucoup trop hystérique par rapport à son ainée. Sans dévoiler l'ultime moment, Zombie décide d'ouvrir une porte que Carpenter n'avait pas laissé entrevoir. Pas sûr que ce soit une très bonne idée au final.
Pour le reste, pour ceux qui étaient venu chercher une certaine dose de violence, ils ne pourront que constater une certaine retenue qui est la bienvenue. Se détachant des excès horrifiques que le cinéma nous offre depuis quleques années, Zombie a la descence de ne pas se laisser piéger. La violence n'est donc pas graphique mais brutale, décuplant son impact.
Les fans de série B seront comblés par le casting rempli de second couteaux qui ont fait les joies des rats de vidéo clubs : Brad Dourif, Dee Wallace, Udo Kier, William Forsythe ou encore Malcom Mac Dowell qui campe ici un docteur Loomis tout en retenue, à mille lieux de l'interprétation de Donald Pleasence dans le film de John Carpenter et ses suites
Au final, sans être une déception, ce "Halloween" version Rob Zombie ne retrouve pas la force, ni l'impact du film original, certainement, à cause du changement de statut de Michael Myers, passant d'une entité monstrueuse inexplicable à un tueur humain devenu fou.

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Dimanche 17 février 2008 7 17 /02 /2008 14:10

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Lucas McCarthy, policier de son état, est obnubilé par Max Jenke, un serial killer qu’il a récemment mis derrière les barreaux. Au cours de l’affaire, de nombreuses personnes ont été littéralement mises en pièces, et tout ce sang pèse lourdement sur la conscience de Lucas. Suspendu après l’arrestation du tueur, Mc Carthy semble surmené, il est victime de visions, fait des cauchemars à répétition… Tout cela, espère-t-il, va s’arrêter une fois Jenke grillé sur la chaise.
Cependant l’exécution du condamné ne fera que raviver ses peurs et ses visions. Le tueur se lève de la chaise, complètement brûlé, s’approche du policier et jure qu’il le poursuivra en enfer. Ici commence donc l’histoire d’une famille troublée dans sa demeure par une force maléfique. (Résumé : Source : horreur.com)

Avant toute chose, une précision s'impose d'emblée. "House 3" n'est pas une suite directe des deux précédents opus de la franchise horrifique. Le seul point commun entre les deux films et celui-ci est, en fait, son producteur, un certain Sean S.Cunningham, bien connu des fans de l'interminable franchise des "Vendredi 13", Cunningham étant le réalisateur du premier volet des aventures de Jason Voorhees.
Tout auréolé par le succès des deux premiers volets de la série "House", il décide de vendre le film qui nous interesse et qui n'a donc rien à voir, tourné d'abord sous le titre "The Horror Show", en le réintitulant "House 3", pour mieux le vendre dans un marché du cinéma d'horreur plus que moribond à l'époque.
Commencé par l'un des scénaristes David Blyth qui signera finalement sous le fameux pseudo Alan Smithee, c'est au final James Issac, illustre inconnu à l'époque qui terminera le film après le renvoi de Blyth. Hasard ou pas, ce même Issac, après des années de silence, réalisera ....."Jason X", le 10 ème volet de la franchise "Vendredi 13". La boucle est bouclée...
Après visionnage, on se dit clairement que c'était osé de la part de Cunnigham d'assimiler ce film à la franchise "House", tellement celui-ci est visiblement inspiré, pour ne pas dire plus, par le film de Wes Craven "Shocker" sorti la même année, au script quasi identique.
Là où pour "Shocker", Craven reprennait tous les ingrédients qui ont fait le succès de sa propre franchise des "Freddy", Cunningham et Issac ne se gênent pas pour recomposer la même sauce en y incluant encore plus d'éléments vus dans cette même série, (la fameuse chaudière, notamment).
Si vous aviez apprécié le film de Craven, ce "House 3" ne présente finalement, que peu d'intêret. Beaucoup plus faible, fauché et ennuyeux que le film de Craven. Issac ne parvient jamais à emballer son film avec une mise en image trop statique, digne d'un mauvais téléfilm du samedi soir. La photographie beaucoup trop sombre et fade ne remontant pas le niveau. Après l'exécution de Jenke sur la chaise éléctrique, on s'ennuie ferme à attendre des évènements téléphonés et des scènes horrifiques qui ne déclanchent aucun frisson. Tout est tellement convenu que notre attention s'égare rapidement pour attendre un final qui s'avèrera tout aussi décevant.
Malgré toute la banalité de ce produit de série B, il subsiste quand même des points positifs. Pour une production d'un aussi petit calibre, on appréciera la qualité des effets spéciaux tout à fait réussis, une interprétation d'un bon niveau emmenées par deux grands habitués de la série B, Lance Henriksen et Brion James (disparu en 1999) aux faces à faces interessants. Au casting, on retrouvera aussi la soeur de Michelle Pfeiffer qui ne connaitra pas la même carrière....
"House 3" reste une toute petite curiosité, un produit d'exploitation assez banal (pourtant distribué par la grande major "United Artists"), trop proche dans sa forme, mais bien en dessous dans son fond de "Shocker " de Wes Craven pour susciter un minimum d'intéret.

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Samedi 9 février 2008 6 09 /02 /2008 17:12

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Alice se cache désormais dans le désert du Nevada. Elle retrouve Carlos Olivera et L.J., ainsi que de nouveaux survivants, Claire, K-Mart et Nurse Betty. Autrefois capturée par Umbrella Corporation, Alice avait subi des expériences biogéniques qui ont modifié ses fonctions vitales. Ce qui devait l'affaiblir n'a fait que la renforcer, et chacun de ses pouvoirs fabuleusement amplifiés sera utile dans l'affrontement sans merci qui s'annonce...(Résumé : Source : cinemovies.fr)

On pensait avoir définitivement perdu depuis plusieurs années, Russell Mulcahy, considéré depuis longtemps comme l'homme d'un seul film, "Highlander". Mis à part celui-ci, il est vrai que sa filmographie n'est pas très rassurante avec une suite de "Highlander" complètement ratée, un polar avec Denzel Washington "Ricochet" à mettre aux oubliettes ou encore une "Resurrection" avec Christophe Lambert qui se passe de commentaire. On se demande alors comment les producteurs de la franchise "Resident Evil" ont eu l'idée de faire appel à lui. Surtout après deux premiers opus qui n'ont pas satisfait les fans du jeu vidéo, bien au contraire. Le premier étant presque une purge, le second n'osant pas encore aller au fond du concept. Finalement, l'association Russell Mulcahy / Resident Evil nous pond un troisième opus qui s'avère être une très bonne surprise, dépassant allègrement les 2 premiers volets.
Après avoir visité l'univers Umbrella puis la ville de Raccoon City, on change, ici, complètement d'environnement. Le monde entier ayant été infecté, les populations et les villes ont quasiment toutes été rasées, obligeant les survivants à vivre dans le désert (pour ce qui est des USA ici, bien sûr). Ce nouveau décor permet à Mulcahy de multiplier les références. Tout d'abord, on pense bien sûr à "Mad Max 2" avec son convoi de survivants emmenés par Claire et Carlos, connus des amateurs du jeu vidéo, et constamment à la recherche de nourriture et d'essence. On pense aussi à toute cette mode des "survivals" qui a fait son retour ces derniers temps lors d'une séquence tout à fait réussie où Alice est aux prises avec une famille de dingues et où elle sera confrontée à une horde de dobermans infectés (cf : le jeu). Tout est donc là pour satisfaire le "Geek" de base qui a passé des heures interminables sur sa console à combattre les zombies de la franchise de "Capcom".
Après 2 opus en dessous des espérences, on était encore à se demander pourquoi relancer le concept, sachant que l'on en avait déja fait le tour. A la lecture du script de ce troisième volet, on pouvait encore craindre le pire. Certes, le scénario tient presque sur quelques lignes mais Mulcahy a bien compris que sa mission première était d'atténuer la frustration ressentie par les fans lors des 2 premiers films. Il a surtout bien compris que l'on est venu voir Alice, Claire et les autres défourailler du zombies, tout d'abord, sans s'embeter avec une intrigue ennuyeuse sur les intensions et les magouilles de la société Umbrella. Et là dessus, on est pas deçus, le film enchaine allégrement les séquences d'action et de combats de zombie à un rythme plus que soutenu, nous faisant passer 1H30 plus qu'agréables pour ce que l'on était venu chercher. Le paroxysme étant atteint lors d'une longue séquence mémorable dans un Las Végas dévasté et envahi par le sable.
Côté casting, Milla Jovovich s'impose de plus en plus dans son rôle au fil des films. Elle est ici complètement investie et totalement crédible en femme dôtée de force surhumaine. Elle n'a rien à envier à bon nombre de ses confrères masculins. Les fans de la série "Heroes" reconnaitront ici dans le rôle de Claire, Ali Larter (Niki Sanders) et les fondus de R'nB se délecteront de la présence, certes limitée, de la chanteuse Ashanti.
Plutôt rythmé, bien gore et enfin fidèle à l'esprit du jeu, ce "Resident Evil Extinction" est une véritable bonne surprise survitaminée qui ne peut que satisfaire ce ui qui était venu se divertir et retrouver des sensations qui avait connu devant sa console. En plus de cela, on a enfin la ressurection de Mulcahy...que demander de plus.

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Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /2008 14:38

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De petites créatures voraces s'échappent d'une planète extra-terrestre qui envoie deux chasseurs de primes à leur poursuite. Les critters débarquent sur Terre et leur appétit vorace va chambouler la vie de la famille Brown et de toute leur communauté...(Résumé : Source : horreur.net).

Forte du succès quasi planétaire du premier opus des aventures de Freddy Krueger avec "Les Griffes de la Nuit", la petite compagnie d'alors "New Line" (20 ans plus tard, elle sera à l'origine de la trilogie de l'anneau) met en chantier ce petit film horrifique, au script plutôt classique et surfant aussi, sur le très gros succès d'un film comme "Gremlins". Certaines simililarités ne sont, à coup sûr, pas annodines. Point de Steven Spielberg à la production ici, et donc beaucoup de moins de budget pour un film qui reste, au final, somme toute sympathique.
Partant d'un scénario vu et revu dans moults série B ou Z depuis 50 ans avec l'invasion d'extra-terrestres hostiles, envahissant notre chère petite planète bleue, Stephen Herek décide de traiter son sujet avec un second degré tout à fait salutaire. En effet, le film ne se prend pas trop au sérieux, préférant nous offrir un sympathique moment d'"épouvante" un peu décalé, Véritable hommage à un genre cinématographique d'exploitation qui a fait les joies de spectateurs d'une autre époque.
En même temps, comment se prendre au sérieux quand les fameux extra terrestres sont, ici, de toute petites boules de poils, certes très mobiles et très agressives, mais qui ne manquent pas d'humour "noir" dans leurs agissements et leur façon d'être ? "Gremlins" ? Vous avez dit "Gremlins" ? Herek l'a bien compris et l'a parfaitement intégré à son récit qui, à cause de l'apparence de ces "bébêtes" , aurait pu sombrer dans le ridicule le plus total si il avait osé nous offrir un métrage au premier degré. Le film commence pourtant mal. Dans un espace lointain, on assiste de l'intérieur d'un vaisseau spacial digne d'un vieux plateau de "Temps X", à l'évasion de créatures prisonnières qui s'échappent d'une planète pénitentiaire en dérobant un autre vaisseau tout aussi kitch et se dirigeant...vers la Terre. Toute cette séquence est presque sans intéret (on ne voit pas les créatures) et d'un fauché à faire peur qui ne donne pas forcement envie de poursuivre le visionnage. Heureusement, la suite va s'avérer d'un tout autre niveau avec la présentation de cette petite famille de paysans, futures "victimes" de "Krits", tellement clichée mais tellement représentative de l'amérique profonde, qui va donc subir l'arrivée des bébêtes de manière frontale. A partir de là, Herek ne s'embete pas à compliquer son intrigue, ou à utiliser des facilités narratives lourdingues,  ll s'amuse visiblement à reproduire des situations vues dans d'autres films du genre de manière fidèle et respectueuse et, surtout, à filmer avec un plaisir communicatif, ces créatures percécuter cette petite famille qui ne sera pas sans répondant bien sûr.
En effet, plus qu'une petite série B de plus, "Critters" est véritablement un film hommage à un genre et à toute une génération de cinéma de divertissement aujourd'hui disparu, celui qui fleurissait les écrans des Drive-In américains dans les années 50. Parfaitement rythmé par un Stephen Herek qui s'amuse et nous amuse à parsemer son film de clins d'oeil à d'autres films fantastiques en écorchant allègrement la légende "E.T", lors d'une séquence où l'un des "Krits" dévore la poupée de l'extra-terrestre le plus célèbre de la planète, mettant en scène par la même occasion, l'une des actrices du film de Steven Spielberg, en la personne de Dee Wallace. On remarquera aussi le clin d'oeil à "S.O.S Fantômes" sur la chemise de Bowling du père de famille...
"Critters" reste encore aujourd'hui, une série B plus qu'honorable, respectueuse de ses ainées devenant presque une référence dans un genre que l'on considère toujours à tord comme mineur.
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Samedi 12 janvier 2008 6 12 /01 /2008 10:39

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Barrow est une ville éteinte et reculée de l'Alaska. Le soleil s'y couche et ne se relève pas pendant treize jours et nuits consécutifs. Issue de ces ténèbres et parcourant ce monde gelé et perdu, une présence démoniaque va mettre les habitants de la ville à genoux. Le seul espoir de la ville résidera en la personne du shérif et de sa femme, députée, qui vont être déchirés entre leur devoir civique et la volonté de se sauver eux mêmes... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Il y a bien un genre horrifique qui ne nous a pas offert depuis de trop longues années, un moment d'angoisse digne de ce nom, c'est bien le film de vampires. Mis à part les 2 premiers opus de "Blade", ce ne sont pas les "Underworld", tentative ambitieuse mais ratée, ou même "Vampires" du grandissime John Carpenter, qui nous ont réconciliés avec un genre en grande perte de vitesse.....jusqu'à ce jour avec ce "30 jours de Nuit" de David Slade, second film du réalisateur après le remarqué et malsain "Hard Candy" qui a décidé d'adapter une BD de Steve Niles et  Ben Templesmish, appréciée des amateurs, chapauté pour le coup par Sam Raimi, le génialissime réalisateur des 3 opus de "Evil Dead" avant d'être l'artisant de la trilogie de "Spiderman", qui offcie, ici en tant que producteur, revenant, ainsi à ses premiers amours.
En lisant le script, on était pourtant en droit de s'inquiéter un peu : Malgré un environnement original (une ville isolée au fin fond de l'Alaska, plongée dans la nuit polaire pendant 30 jours), la trame est des plus simpliste. Mais c'était sans compter sur la qualité de mise en scène et un choix délibéré de nous livrer un film fort, violent, dénué de la moindre teinte d'humour et à l'atmosphère angoissante qui rendent, au final, une oeuvre marquante et majeure dans un genre qui en avait bien besoin.
Le film débute de manière classique avec la traditionelle présentation des personnages, nombreux pour le coup, axée autour du personnage du shérif de la petite ville interprété par un convainquant Josh Hartnett, habitué à un tout autre genre de rôles habituellement. Slade profite de cette présentation pour, déja, instaurer une atmosphère particulière, sans artifices, mais terriblement angoissante qui n'est pas sans rappeller les univers de John Carpenter, justement, notamment ceux de "Fog" et surtout de "The Thing" bien entendu. Visiblement fan du maitre, Slade va rapidement faire basculer son film, dès lors que la nuit est tombée, vers un déferlement horrifique tout à fait jouissif si on a décidé de se laisser prendre à cet univers hostile et violent avec l'arrivée d'une horde de vampires assoiffés, qui ont décidé de dévaster la ville de ces habitants. Commence alors une lutte sans merci entre les vampires et un groupe de "résistants" menés, bien sûr, par le sheriff. Un script sans surprise donc, mais une succession de scènes tantôt gores, voire même très gores (la scène de la petite fille, hallucinante), et de scènes au suspense haletant et réussi qui rappellent toujours le savoir faire incomparable du grand John Carpenter. Bref, une grande réussite même si le film n'est pas exempt de quelques défauts avec une gestion temporelle un peu hasardeuse : les fameux 30 jours peuvent paraitre se dérouler en une seule nuit et un final, peut être pas trop à la hauteur du reste. Il faut dire que Slade a mis la barre très haut, tout au long du film (voir le magnifique plan aérien de la première attaque des vampire dans la ville). Mais on ne peut pas reprocher à ce final un peu décevant d'être comme il est. Il est, en effet, parfaitement identique au final de la BD. Pas de trahison donc, pour les fans hardcore de la BD. Ce qui est plutôt rare pour être souligné.
Pour tout amateur de film de vampires ou, simplement, de films d'horreur, ce film a toute les chances de devenir une référence, tant il s'avère fort et jouissif, et qu'il nous réconcilie avec un genre qui avait perdu de sa superbe depuis trop longtemps. Un chef d'oeuvre du genre ? Peut- être. Ce qui est sur c'est que les amateurs risquent d'en parler encore longtemps.

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Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /2008 12:46

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1939, dans un grand hôtel perché au dessus de la mer, un vieil marionnettiste réunit tous ses pantins, doués d’une véritable vie, pour les cacher dans sa grande valise. Deux nazis débarquent dans l’hôtel, et c’est au moment de rentrer dans la chambre du vieillard, qu’il finit par se suicider.
De nos jours, un groupe de médiums capte différents appels vers le fameux hôtel de la part du mystérieux Neil Gallagher, malheureusement décédé sur place. Peu convaincu, les médiums restent dans la bâtisse et semblent guetter une présence, et commencent à enfouir quelques mauvais secrets de bien mauvaise augure… (Résumé : Source : horreur.com)

Encouragé par le succès de "Dolls", une de ses productions horrifiques mettant en scène des poupées tueuses, Charles Band qui a bizarrement mis la clef sous la porte de sa firme "Empire" après cela, profite de l'ouverture de sa nouvelle société de production à petits budgets "Full Moon" pour mettre en chantier une nouvelle histoire de poupées vivantes avec ce "Puppet Master", premier opus d'une franchise qui s'avèrera longue et fructueuse.
Sur le papier, le script était donc prometteur avec cette histoire de savant fou nommé André Toulon qui a mis au point des marionnettes vivantes grâce aux secrets des Dieux egyptiens et qui, après sa mort, attirera la convoitise d'une troupe de chercheurs dotés de pouvoirs de médiums. Mais, en raison d'un budget plus que limité, le résultat est quand même assez décevant. Le film démarre pourtant plutôt bien avec cette séquence flashback qui introduit le personnage du savant au milieu de ses marionnettes qui se suicide avant d'être attrapé par les nazis dans sa chambre d'hotel, abandonnant les poupées à leur propre sort. Sequence bien rythmée et bien découpée, installant une atmosphère interessante. Malheureusement, la suite sera beaucoup moins emballante avec un scénario peu original avec cette troupe de médiums qui vient s'installer dans l'hotel pour découvrir les secrets du vieux savant disparu sous l'oeil des poupées toujours présentes sur les lieux. Un huis clos s'installe donc, pretexte à une élimination progressive des médiums par les marionnettes. Rien de très nouveaux donc. En effet, même si les meurtres sont plutôt bien mis en scène et parfois même assez impressionnants, ils sont beaucoup trop espacés, empêchant toute montée en tension progressive, d'où un sentiment de rythme très lent, voire d'ennui par moments. Côté casting, le film n'est pas aidé par une bande d'acteurs de seconde zone, pour certains, habitués à ce genre de production low cost, qui joue quand même assez mal. On reconnaitra tout de même Irene Miracle, vue dans le "Inferno" de Dario Argento et "Midnight Express" de Alan Parker et Barbara Crampton dans un tout petit rôle, croisée dans les classiques horrifiques de Stuart Gordon "Re-Animator" et "From Beyond".
Malgré tout cela, on se doit quand même de faire mention de la qualité des effets spéciaux pour ce genre de production à petit budget car c'est plutôt rare pour être souligné. En effet, l'animation des marionnettes grâce notamment à la technique du stop motion pour les plans larges est de très bon niveau, aidée par une mise en scène et un découpage réussi lors des apparitions de ces petits personnages originaux. Des séquences qui sauvent le film d'un désinteret et d'un ennui total. Heureusement, la suite s'avèrera plus emballante.

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /2007 23:04

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Norman Bates est enfin guéri, du moins cest ce que tout le monde croit. Il se tient à carreau et soccupe de son motel. Tout se passe bien jusquà larrivée dune journaliste enquêtant sur son cas. Au même moment Norman aperçoit une jeune femme blonde... (Résumé : Source : filmkritic.net)

Après une suite inutile et hors sujet, 22 ans après la sortie du chef d'oeuvre de Hitchcock, trop portée sur le grand guignol et avant un téléfilm dispensable en guise de quatrième volet et surtout avant le très dispensable remake de Gus Van Sant, véritable affront au chef d'oeuvre original, voici donc un troisième volet, qui s'avère être une excellente surprise. Derrière la caméra, Anthony Perkins en personne qui a décidé pour sa première réalisation, de rendre un hommage poussé mais très respecteux au film qui a assis sa notoriété dans le monde entier. Différent donc du deuxième opus, trop décalé, Perkins revenant vers les aspirations hitchcockiennes, nous livre un film d'ambiance, reléguant la superficialité et les effets gores du film de Franklin au placard. Un hommage poussé donc car Perkins réintroduit de manière subtile et grace à une très bonne relecture, de nombreux moments du premier film comme le meurtre de la douche, la découverte de son propre meurtre, le moment où il se débarasse des corps, allant même à refaire le même plan final. Mais tout ceci, toujours de manière différente et intelligente, appuyant subtilement l'hommage au maitre. La similitude allant jusqu'à introduire une héroine très ressemblante à Janet Leigh, avec qui, il entretiendra une relation ambigüe et profonde, tout à fait intéressante. Ambigu, c'est ce qu'est le personnage de Norman Bates parfaitement incarné par un acteur tout aussi ambigu que Anthony Perkins qui introduit cette ambiguité sexuelle dans la relation de Bates avec cette nouvelle venue. Cette relation sera le noyau du film, tout comme celle que Norman entretient avec sa mère, c'est à dire avec lui, rajoutant une dose supplémentaire à cette ambiguité. Le film étant au final, plus un drame psychologique qu'un réel film d'épouvante. Mais, on retrouve aussi les ambiances angoissantes du film de Hitchcock avec de longs moments sans dialogues, bercés par l'excellent score de Carter Burwell, parfaitement en adequation avec l'univers angoissant du film. Dommage d'ailleurs que ce score méconnu mais majeur dans la carrière prolifique de Burwell, n'ai pas été réedité depuis sa sortie.
Autre point fort, c'est la superbe photographie  de Bruce Surtees, assez colorée et en parfaite lignée avec ce très bel hommage rendu au film original. Cette similitude se conclut par l'arrivée du personnage de la journaliste investigatrice, persuadée que Bates n'est définitivement pas guéri et que c'est lui sui sévit toujours. Ce personnage n'est pas sans rappeler celui de Vera Miles chez Hitchcock.
Bref, un film hommage tout à fait réussi, loin de plagier le maitre du suspens mais considéré, à tort, comme une suite inutile. C'est dommage car il ne le mérite assurément pas.

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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Dimanche 18 novembre 2007 7 18 /11 /2007 14:18

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Roger Cobb (william katt) est auteur de roman fantastique, l'étrange disparition de son fils et sa récente séparation avec sa femme ont complètement chamboulé sa vie.
En manque total d'inspiration, il décide de se ressourcer dans la vieille maison de son enfance dans laquelle sa tante vient de se pendre... mais dés son installation d'horribles créatures font surface, comme le pensait sa tante, la maison est hantée... (Résumé : Source : psychovision.net)

La petite équipe des premiers chapitres de la franchise à rallonge "Vendredi 13", Sean Cunningham et Steve Miner, est à nouveau réunie ici pour cette sympathique comédie d'horreur. Comédie parce que le ton y est résolument léger avec cette histoire de maison hantée qui réserve quelques moments proches du vandeville avec cette scène où Roger reçoit des policiers suite à un appel de son voisin indiscret. et où, chaque moment d'angoisse est désamorcé par un dose d'humour discrête et bien amenée.
Une maison hantée donc, dont hérite un écrivain en panne d'inspiration et qui n'est pas au bout de ses surprises. Un scénario simpliste sur la papier mais il y a une vraie écriture derrière, notamment autour du personnage principal de Roger Cobb. La perte de son  enfant, ayant pour conséquence son divorce, un traumatisme post-Vietnam qui l'empêche d'écrire...bref, beaucoup de problèmes personnels à résoudre. Cette maison hostile devenant le symbole de ces problèmes. Il comprendra vite que pour résoudre ses problèmes, il devra "combattre" cette maison et les esprits qui la hantent
Les inconditionnels (si il y en a) de la série "Perry Mason" reconnaitront sous les traits de Roger Cobb, William Katt, un habitué des productions télé des années 70 et 80. Il est entouré ici d'éternels second rôles du cinéma et de la télévision comme George Wendt, vu notamment dans la série à succès des années 80, "Cheers".
Le film nous réserve donc, pas mal de bon moments, comme l'"attaque" des ustensiles de jardins, la tentative de capture du monstre du placard ou la recherche de son fils dans les entrailles de la maison, sans oublier le final, tout aussi réussi.
Quelques regrets malgré tout : un mise en place un peu longue et mollassonne à l'image de la réalisation de Miner, et une musique un peu vieilliote de Harry Manfredini, trop proche de son travail "sur Vendredi 13". Celui qui était venu chercher quelques frissons pourra être déçu. Il devra se contenter d'un petite série B sympathique plus amusante qu'effrayante.

Par exterminator - Publié dans : Horreur - Communauté : Horrorkult.com
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