Fantastique / Science-Fiction

Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 16:44


La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau «Star Trek», mettant en scène le premier voyage d'un tout nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk (Chris Pine), originaire de la rurale IOWA, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock (Zachary Quinto) issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion. Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne n'est encore jamais allé. (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Les trekkies (fans hardcore de l'univers Star Trek) se sont desespérés au fil des années devant les multiples adaptations sur grand écran de leur série TV préférée, tellement celles-ci avaient sombré corps et âme dans les limbes les plus profondes de la production cinématographique.

Soit. Il est vrai que la série originale, de laquelle est tirée cette préquelle moderne, ne fut adaptée que six fois sur les dix précédents passages sur grand écran mais, force est de contater que, mis à part les seconds et troisième film, ces longs métrages n'avaient pas de quoi soulever les passions, surtout pas les derniers opus, issus de divers spin-off tout à fait négligeables.
C'est donc avec une emotion certaine que les trekkies et, surtout, les fans de science-fiction, ont accueilli l'information d'une nouvelle adaptation de la série originale, revenant sur sa genèse et celle de ses héros. Une excellente nouvelle, d'autant plus que l'on apprit que le créateur de Lost, J.J Abrams serait aux commandes de cette énorme machine.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la deception est à la hauteur de l'attente.
Conscient qu'il tenait là une vraie bombe qui risquait de lui sauter à la figure si les fans étaient déçus, Abrams a pris un minimum de risques, voire aucun.
En effet, pour ne pas froisser ces fans, il s'est surtout consacré à peindre, dans un premier temps, une vaste galerie de personnages, très appuyée pour bien faire comprendre qui a pris la place de qui, ce qui nous vaut quelques scènes particulièrement surprenantes comme l'introduction qui voit la rocambolesque naissance de Kirk dans un sacrifice tout Hollywoodien.
Passée cette longue présentation, on était en droit d'attendre, lors de la réunion des personnages à l'académie de Starfleet, un développement de leurs rapports à l'image de ce qu'avait fait Paul Verhoeven dans "Starship Troopers". Mais, malheureusement, Abrams nous balaie tout cela d'un coup par une ellipse temporelle ultra frustrante, illustrée par un simple carton : "Trois ans plus tard"....
Heureux d'avoir satisfait les fans, le réalisateur pense enfin aux autres en demarrant enfin son intrigue. Tout le monde embarque donc pour l'USS Enterprise pour une sombre aventure de vengeance et de trou noir, tout ce qu'il y a de banale et de confuse. Toujours dans le but de satisfaire les geeks, Abrams nous refait le coup des fractures temporelles comme dans "Lost" pour réintroduire le personnage original de Spock, toujours interprété par Leonard Nimoy, ce qui n'apporte que peu de chose à un récit déja sans grand intéret, si ce n'est, lui permettre quelques facilités scénaristiques.
Côté spectacle, si l'action est agréable à regarder, elle ne procure jamais de frissons, notamment à cause d'une caméra toujours tremblotante et surtout un manque évident d'ampleur, à l'image d'un final particulièrement vite expédié et où jamais on ne ressent le moindre danger.
Plus que tout, c'est donc ici que le bas blesse, car toute cette bande aussi sympathique qu'elle soit (le casting étant correct sans plus), on est jamais ému, ni inquiété, ni même intéressé par leur sort. Sans parler de l'humour, quasi omniprésent, qui s'avère être d'une certaine lourdeur (Pauvre Simon Pegg)
Ce qui fait que de bout en bout, malgré toute la bonne volonté du monde, on regarde ce film avec un certain détachement.
Au final, malgré les tentatives d'Abrams d'imposer son univers, cela reste beaucoup trop frileux et superficiel et le talentueux producteur réalisateur nous rend une copie baclée. Une deception.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 2 août 2008 6 02 /08 /Août /2008 23:24


Bien qu’il soit un auteur réputé de romans d’épouvante, Mike Enslin n’a jamais cru aux fantômes et aux esprits. Pour lui, la vie après la mort n’est que pure invention, et il a passé suffisamment de temps dans des maisons hantées et des cimetières pour le vérifier…
En travaillant sur son dernier ouvrage, il découvre l’existence d’une chambre, la 1408 du Dolphin Hotel, où se sont produites de nombreuses morts inexpliquées et souvent violentes. Malgré les mises en garde du directeur de l’hôtel, Enslin décide d’y passer une nuit.
Face à ce qu’il va vivre, son scepticisme va voler en éclats. Pour lui, la question n’est plus de savoir si le paranormal existe, mais d’espérer survivre à la nuit de tous les cauchemars…
  (Résumé : Source : cinemotions.com)

Pendant presque 20 ans, Hollywood s'est battue pour adapter chacune des parutions d'un auteur de récits fantastiques de talent, le propulsant en quelques années au stade de référence d'un genre au succès incontestable. Cet auteur, c'est bien sûr Stephen King qui, succès aidant, était presque devenu une machine à pondre des nouvelles fantastiques à un rythme frénétique du début des années 80 à la fin des années 90 pour alimenter les rayons de livres fantastiques et les scénaristes en manque d'idée de la côte ouest. Mais à force d'ecrire à la chaine, il était évident que la qualité de son écriture allait s'en ressentir, et comme chaque mode à une fin, Hollywood, au bout d'un moment, s'est moins pressée pour acheter les droits d'adaptation de ses livres et nouvelles, mise à part quelques exceptions comme cette mise en image de l'une de ses nouvelles, issue du recueil "Tout est Fatal"
Une nouvelle voyant un écrivain désabusé après la mort de sa fille, ne croyant ni en Dieu, ni en un Au Dela salvateur, trainer ses états d'ames en exploitant la crédulité des gens par l'écriture de livres sur des endroits hantés. Une sorte d'escroc qui travaille sur des évènements surnaturels dont il ne croit absolument pas l'existence.
Une façon d'exorciser le traumatisme de la mort de sa fille qui l'a vu abandonner sa femme et ses proches.
Pour son passage sur grand écran, le script ne néglige aucun de ces aspects qui auront leur importance dans le récit, par une mise en place précise et sans artificice du personnage central incarné par l'excellent John Cusack.
Sans totalement dévoiler toutes les facettes de cet homme, Håfström nous met tranquillement sur les rails des évènements à venir.
Pour ponctuer son nouveau livre, cet écrivain décide donc, une nouvelle fois, sans conviction, de visiter une dernière chambre d'Hotel, supposée hantée, en plein New-York. Et bien sûr, cela ne se passera pas aussi tranquillement que prévu, faisant donc basculer le recit vers un long tunnel horrifique qui verra notre écrivain enfermé dans cette chambre, subir tous les maléfices de ce que l'on peut qualifier, d'anti chambre de l'Enfer. Comme une punition pour un homme qui ne croit plus en rien.
Pendant plus d'une heure, outre les multiples sévices que la "Chambre" lui fait subir, Mick (Cusack) va voir ressurgir toutes ses angoisses, toutes ses névroses, tous les moments ratés de sa vie, devenant un spectateur de ses propres erreurs.
Une longue partie très réussie, angoissante à souhait, toute en étant intelligente, réalisée sans artifices mais de manière efficace laissant un très bon John Cusack, seul, tentant de déjouer une entité imprévisible. Håfström multiplie les références à "La Maison du Diable", bien sûr mais aussi à "Shining" ou "Amityville", assez subtilement distillées.
La suite et le final seront du même niveau avec un script qui ne bifurque jamais de sa direction, malgré une virgule qui s'avèrera être une fausse piste, ne cherchant aucune esbrouffe sous la forme, notamment, d'un twist minable, tellement à la mode dans le cinéma actuel pour tenter d'epater gratuitement le spectateur. Au contraire, le film nous reservant même quelques moments assez émouvants (les retrouvailles avec sa fille).
Après, on pourra reprocher, certainement à raison, un sous-message, une nouvelle fois, religieux (une constante depuis un moment aux USA) qui font de cette chambre, un passage vers l'Enfer pour des êtres qui ont péché ou qui ne se reconnaissent pas d'un Dieu. Mais heureusement, cette intrusion ne se faisant pas trop présente, on en est que peu génés.
Ce film s'avère donc un pur divertissement tout à fait réussi, qui a le mérite d'être honnête de bout en bout avec le spectateur et cela fait du bien par les temps qui courent.
Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Cinéculte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 16:46


Robert Neville (Will Smith) était un savant de haut niveau et de réputation mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d'origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd'hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur Terre… Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d'autres survivants. Nul n'a encore répondu.
Mais Neville n'est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste moderne – on les appelle les "Infectés" – rodent dans les ténèbres… observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l'ultime espoir de l'humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission : venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang. Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps ? Le compte à rebours touche à sa fin…
(Résumé : Source : cinemotions.com)

S'attaquer au best seller mondialement connu de Richard Matheson est, avant tout, un exercice risqué. Le genre d'adaptation qui, de toute évidence, attisera forcement les foudres des puristes qui s'insurgent dès que l'on touche à leur roman préféré. Encore faudrait-il y rester fidèle jusqu'au bout....Mais ce n'est pas le parti pris qu'ont choisi les producteurs et le réalisateur de cette troisième vision cinématographique du classique de SF de Matheson. Après une première adaptation en 1964, puis une autre avec Charlton Heston (Le Survivant) en 1971, Hollywood a attendu plus de 35 ans avant de s'y risquer à nouveau. Mais là où, auparavant, le cinéma s'était fait un point d'honneur à ne pas trahir le message de Matheson, ce n'est visiblement pas le souci des producteurs de ce film-ci.
Alors, en tant que spectateur de cinéma, il y a forcément, deux manières de regarder cette adaptation.
La première, c'est celle du fan du livre, venu constater que Lawrence et ses producteurs ont complètement déshumanisé lers vampires, symboles d'une population devenue dominante après le passage du virus, les faisant presque passer pour de vulgaires zombies décérébrés. Certainement une facilité due au regain de popularité des films de morts-vivants en cette seconde moitié des années 2000. Le fan du roman s'étonnera aussi de la bifurcation scénaristique qui intervient vers les deux tiers du film, apportant un message à base de religion et de foi, totalement dépassé et même douteux, trouvant son apogée dans un plan final repoussant. Il se désolera enfin de ne pas retrouver la fin originale, remplacée par un final assez faible pour un film de cette envergure, trahissant définitivement la vision du personnage de Neville par Matheson.
Pour celui qui a lu et aimé le livre, cette adaptation peut donc passer comme une trahison en bonne et due forme, quasi à l'opposé du message du romancier. Une bonne façon de détruire une excellente histoire au profit d'un blockbuster de plus.
Après, il y a une seconde manière de voir les choses, comme le spectateur lambda, venu se divertir devant un film au scénario qui s'avère prometteur avec l'une des stars les plus rentables du box office américain. Et de ce point de vue, il faut bien avouer que le film passe plutôt bien malgré certains défauts assez appuyés. Tout d'abord, grace à une longue première partie, totalement réussie où l'on découvre un Will Smith, seul avec son chien, dans un New York post apocalyptique tout à fait surprenant. On ne peut qu'être bluffé devant cette prouesse technique. On admirera aussi la sobriété et l'intelligence de la mise en scène de Lawrence suivant un Will Smith dans de très beaux moments de solitude, tentant de s'inventer une vie sociale à tout prix, notamment avec son chien à défaut de sombrer dans la folie. Un sobriété permettant de dégager une émotion certaine jusqu'à l'épisode fatal qui clot cette première partie.
Pendant plus d'une heure, le plaisir d'assister à un excellent film n'est pas feint et on se passione réellement à suivre cet homme seul au monde, tentant de ne pas perdre pied devant cette fatalité.
Comme toute bonne chose a une fin, la seconde partie n'est pas du tout du même calibre. D'une part, à cause de l'apparition ratée des vampires qui, outre le fait qu'ils ne sont plus que des bêtes assoiffées, sont totalement laids à cause de CGI assez vulgaires. Mais c'est surtout l'arrivée de Ana, une autre survivante avec son fils (totalement inutile), qui va définitivement rouiller une mécanique bien huilée jusqu'à présent. Pretextant suivre le message de Dieu, elle dénature complètement l'axe que nous avions suivi jusqu'ici. Une erreur amplifiée par le discours d'un Will Smith sur Bob Marley, totalement hors propos, limite ridicule. Mais ce n'est rien devant un final baclé et invraisemblable qui ne peut nous éviter un sentiment de deception et d'inachevé. La fin alternative (disponible en DVD) aurait, assurément, relevé le niveau de ce film divertissant mais bancal.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Cinéculte
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 16:13


Un chien de traîneau poursuivi par un hélicoptère norvégien se réfugie dans une base américaine de l'Antarctique. Le pilote et son passager tentent d'abattre l'animal, blessent un des membres de l'expédition avant d'être eux-mêmes abattus par le commandant de la base. MacReady, le pilote de l'hélicoptère et le docteur Copper partent enquêter dans le camp norvégien. Ils y découvrent un cadavre gelé et une créature répugnante qu'ils ramènent pour l'autopsier. Le chien de traîneau enfermé se transforme alors brusquement en un monstre abominable avant d'être brûlé au lance-flamme par MacReady. La folie, la peur et le doute s'installent graduellement au sein de l'équipe car ''la chose'' venue d'une autre planète est capable de prendre une apparence humaine et les membres de l'équipe disparaissent successivement.  (Résumé : Source : cinemovies.fr)

C'est à 34 ans que John Carpenter va s'attaquer au remake  d'un classique de l'épouvante réalisé en 1951 par Christian Nyby et Howard Hawks, intitulé dans nos contrées, "La Chose d'un Autre Monde". Là encore, on retrouve un petit groupe de scientifiques en mission en Antartique mais cette fois-ci, ils devront affronter une entité extra-terrestre hostile qui assimile tous les corps vivants qu'elle rencontre jusqu'au reproduire à la perfection son apparence, comme dans la nouvelle originale de John W. Campbell. C'est ainsi que chaque menbre de la mission peut être assimilé et reproduit sans que les autres s'en aperçoivent.
Cette particularité permet donc au scénario de se détacher des productions habituelles. En effet, ce n'est plus : Comment va t'on détruire la chose ? Mais, qui est la chose ? Une question qui nous amène tout naturellement vers l'un des thêmes favoris de John Carpenter : la paranoia.
Big John va, de ce fait, orienter son film sur ses personnages, potientielles victimes d'une entité quasi invisible, en tout cas imprévisible et difficilement détectable, nous offrant des moments mémorables, notamment la scène du test sanguin : un sommet du genre.
Avec à sa tête, l'acteur fétiche de Carpenter, Kurt Russell, le casting est à l'image du film : Parfait. Chacun participant à la perfection à ce jeu du "qui est qui".
Par une excellente gestion du temps et de l'espace (rapellons que l'action se situe dans un laps de temps très court et un endroit unique), Carpenter va nous offrir une montée en tension, parfaitement maitrisée et découpée nous invitant avec les hommes de la station à deviner de qui doit on se méfier. En bref, qui est humain et qui ne l'est pas. Pendant plus d'une heure 40, on se laisse prendre au jeu avec une certaine peur, soutenue par de nombreuses séquences d'épouvante pure, lorsque la "chose" se montre. Un terrible séquence avec des chiens puis une autre (celle du massage cardiaque) ne peuvent pas laisser de marbre. A cette occasion, alors que les effets spéciaux numériques n'existaient pas, on ne peut être qu'admiratif devant le travail des effets spéciaux mécaniques et les transformations humaines et animales, orchestrées par l'un des maitres des SFX, le déluré Rob Bottin (qui nous avait déja donné de magnifiques loup garous dans l'excellent "Hurlements"). D'un réalisme à couper le souffle, les SFX, à image du film, n'ont pas pris une ride et sont aujourd'hui, plus de 25 ans plus tard, toujours aussi impressionants, prouvant que l'informatique ne remplacera jamais le travail de ces artistes.
Une magnifique montée en tension que se terminera par un superbe final digne de Carpenter qui, sans en dévoiler le contenu, se manifeste par un pessimisme avéré mais finalement logique. A coup sûr, Carpenter nous a livrer à cette occasion, l'un des chefs d'oeuvres du genre dont la reconnaissance a mis du temps à voir le jour. Sorti le même jour aux USA que "E.T" de Steven Spielberg, il a bien évidement souffert d'une concurrence presque déloyale entre une film avec un gentil extra terrestre pour toute la famille et un autre avec une entité extra-terrestre monstreuse. Heureusement, la vidéo et les différentes diffusions télé rendront ses lettres de noblesse à ce désormais classique de l'épouvante.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Horrorkult.com
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 15:07



Los Angeles, 1991. Depuis qu'un vaisseau spatial accidenté les a abandonné sur notre belle planète, des extraterrestres génétiquement programmés pour servir d'esclaves survivent dans un ghetto urbain. Ces arrivants représentent une main d'oeuvre bon marché et comme leurs hôtes, certains deviennent des gangsters alors que d'autres entrent dans la police. Le sergent Sykes, un policier misanthrope, perd son seul ami et coéquipier, Tuggle, tué lors d'une patrouille dans ces ghettos. Il est prêt à tout pour venger le défunt. Y compris à accepter de faire équipe avec l'un de ces "étrangers" en voie d'assimilation, Sam, à la surprise générale. (Résumé : Source : cinemotions)

A la lecture du script, on ne peut s'imaginer autre chose qu'une énième série B, vite vue, vite oubliée, avec cette histoire d'extra-terrestres ayant débarqués sur terre pour s'y intégrer et y travailler, mais dont, certains d'entre eux, vont en profiter pour faire des affaires pour le moins douteuses. Rien de bien original donc. Alors quoi attendre d'un film pareil ? Déja, penchons nous sur la générique. On retrouve d'abord l'ex compagne de James Cameron à la production, Gale Ann Hurd, très en vue à l'époque avec son nom aux génériques de Blockbusters à succès tel que "Aliens" ou "Terminator" de Cameron donc. On a aussi Graham Baker, un réalisaur tout ce qu'il y a d'honnête, mais on a surtout James Caan au casting, qui ne s'est jamais embarqué dans un projet au hasard ou encore Terence Stamp, toujours gage de qualité.
Mais "Futur Immédiat", c'est avant tout une très bonne reflexion sur la différence, l'acceptation de l'autre et, par extention, sur le racisme. En effet, le script ne s'attarde finalement que très peu sur une intrigue policière des plus banale pour se concentrer sur le contexte de "débarquement" d'extra-terrestres pacifiques dans une société comme la notre.
Dès le début, par l'intermédiaire d'extraits de reportages télé, le réalisateur nous montre et nous explique rapidement, mais précisement l'arrivée et l'intégration de ces "aliens" qui, après une période de quarantaine, sont embauchés pour travailler à des métiers ouvriers difficiles, en majorité dans des raffineries. La voila, la belle vague migratoire qui va aider un pays à se développer à moindre couts.....Toute ressemblance avec des évènements déja connus n'est pas fortuite.....A travers le personnage rustre et visiblement raciste de James Cann, Baker va faire le constat d'une société humaine peu tolérante et surtout, pas du tout prête à accueillir de nouveaux arrivants à cause de la sanpiternelle peur de l'inconnu. Ils ne sont pas comme nous, ils ne mangent pas comme nous, bref....ils sont bizarres il faut s'en méfier. Ici, l'extra-terrestre se saoule au lait caillé, a ses parties génétales sous le bras ou fond au contact de l'eau de mer....
Dans le cadre de l'intrigue, le sergent Sykes (James Caan), reflet de l'humain basiquement raciste comme décrit au dessus, va donc faire équipe avec "l'un d'entre eux" . Baker, profitant des ficelles du buddy movie (au début, ils se détestent puis ils s'apprécient) va donc faire évoluer positivement son personnage humain par les différents échanges et les différentes péripéties impliquants les 2 personnages.
Avec une justesse certaine, la reflexion fonctionne parfaitement, Baker étant visiblement plus intéressé par cette étude sociologique particulière que par l'intrigue policière, il nous propose au final, un film extremement sympathique et attachant porté par un excellent casting et une complicité certaine entre James Caan et son alter-ego extra terrestre interprété par le toujours très bon Mandy Patinkin, vu il y a peu dans l'excellente série "Esprits Criminels" dans le rôle de Gideon.
"Futur Immédiat" reste aujourd'hui une Serie B de très bon niveau que l'on se doit de découvrir ou de revoir.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Cinéculte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /Juin /2008 10:05



Une grotte au nord du Texas. Au contact d'ossements préhistoriques, un jeune garçon est envahi par une étrange substance qui pénètre son organisme. Dallas, une semaine plus tard. Une bombe détruit un immeuble fédéral, alors que les agents Fox Mulder et Dana Scully, écartés du bureau des affaires non classées désormais fermé, venaient de la localiser et d'ordonner son désamorçage... (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Durant 9 saisons, une série Tv allait tenir en haleine des millions de téléspectateurs à travers le monde. En effet, "X Files", au début des années 90, a fait revivre un genre quasi disparu à l'époque et faute de concurrance mais surtout, grace à une qualité certaine, la série connu un succès phénoménal pendant de nombreuses années, même si elle a eu tendance, il faut le reconnaitre, à s'essoufler au fil du temps. Comme toute série à succès, celle-ci n'allait pas déroger à la règle et Chris Carter, le créateur de la série, mit en chantier une adaptation cinématographique. Alors que, habituellement, celle-ci fait son apparition, une fois la série terminée, offrant un ultime cadeau aux fans, une fin sur grand écran en apothéose, ici, la version salles arrive alors que la diffusion de la série n'est pas encore terminée, mais en perte de vitesse; on décide donc de la relancer grace à cette adaptation sur grand écran.
Ce qui se veut être une bonne idée sur le papier, se traduit souvent par une déception au final avec, la plupart du temps, rien de plus qu'un épisode de luxe. Et c'est la question que l'on se pose devant ce film, visiblement pensé uniquement pour ceux qui connaissent la série. Pas une séquence explicative pour nous resituer les personnages donc pas d'introduction posant le contexte et les enjeux. Après une séquence joliment ratée située à l'aire préhistorique où les enjeux de ce grand épisode sont lancés, on voit donc apparaitre notre célèbre duo, nous faisant comprendre vaguement qu'ils ont été mutés. Pour celui qui connait la série, cela peut être clair, mais pour le novice, il ne sait pas d'où, ni pourquoi, l'obligeant à avoir suivi la série pour comprendre et s'attacher à des peronnages qui n'ont pas pris la peine de se présenter clairement. Mauvais point donc pour rentrer dans un intrigue compliquée de virus extra terrestre doublé de complot gouvernemental qui sera le théatre d'investigation des fameux Mulder et Scully.
Après donc une mise en place poussive et pas très claire, voire ennuyeuse, hormis une magnifique explosion d'immeuble (rappelant l'attentat d'Oklahoma city où la rumeur d'une implication gouvernementale n'a jamais été écartée) le film prend une autre tournure, dès lors que les agents du FBI commencent leurs investigations. On suit, en effet avec intéret l'enquête des Mulder Scully comme dans un bon épisode de la série, avec quelques séquences réussies (la champs de blé et le complexe aux abeilles). On pourra cependant reprocher un problème de rythme constant entre les scènes "d'action" avec de longues séquences explicatives pas toujours très heureuses, voire ennuyeuses. L'impression positive est aussi gachée par de nombreuses invraisemblances assez grossières : Mulder recevant une balle dans la tête et s'en remettant en un éclair ou encore le final en Antartique où Multer court dans la neige habillé d'un simple parka et sans gants ou encore une Scully au seuil de la mort qui, en un instant, retrouve une énergie insoupconnée.....Pas très ambalant donc pour tenter d'apprécier un final, certes halletant et spectaculaire mais assez confu tout de même.
Qu'en reste t'il finalement alors? Encore un épisode de luxe ? et bien..oui...
Pas aussi transparant et raté que sa réputation le laisse entendre, le film n'est tout de même pas la réussite que l'on était en droit d'attendre. Il ne se contente finalement que d'être un sympathique film destiné aux fans avec quelques clins d'oeil assez jouissifs : Mulder pissant sur l'affiche de "Independence Day", l'image vaut à elle seule le détour...Pas assez pour remporter une adhésion générale.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Cinéculte
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 09:53

Cloverfield.jpg


Une force inconnue attaque la ville de New York !

Cinq jeunes new-yorkais ont réuni leurs amis et font la fête dans un appartement à Manhattan alors qu'une créature de la taille d'un building attaque la ville. Le film se déroule par le biais des caméras vidéo des jeunes gens, c'est une sorte de documentaire sur leur tentative pour survivre. (Résumé : Source : cinemovies.fr)

Avant même de disserter sur le film en lui-même, on est obligé de revenir sur la façon dont ce film a été "vendu" à une horde de geeks assoiffés, par le net, en créant le buzz le plus impressionnant concernant un film. En effet, six mois avant sa sortie et le dénouement de ce mystère, le toujours surprenant, JJ Abrams, producteur des séries "Lost" et "Alias" et réalisateur de "Mission Impossible 3", lance un site internet mystérieux qui sera alimenter de manière régulière d'indices sur un nouveau projet de film où il y aurait un monstre qui attaquerai New-York. Il n'en fallait pas moins pour déclancher une longue série de rumeurs sur le contenu du film qui a fait le tour de la planète, de l'interprétation, parfois fantaisiste de l'affiche au décorticage de la bande annonce, plan par plan. Cela faisait bien longtemps qu'un film n'avait suscité une telle attente et un tel engouement sans savoir réellement ce qu'il en est dans le fond. Cette attente etait telle que le défi se devait d'être à la hauteur car la moindre petite déception aurait pu prendre la même empleur dans le sens inverse.
En ce début 2008, le mystère a enfin été dévoilé et, force est de constater que JJ Abrams et son équipe ont réussi leur coup. Tout d'abord, ils nous ont servi un blockbuster qui n'en est absolument pas un. Même si le scénario opte pour un axe romanesque, ils n'en utilisent aucun code. Pas d'explications longues et fastidieuses, on est dans le présent, on est dans l'urgence. La ville de New-York est attaquée, il faut fuir et survivre. C'est la panique, pas le temps donc de construire une quelconque intrigue en apparence. Seulement en apparence car le scénario, n'en déplaise à certains, est assez subtil pour nous glisser dans cette panique, un enjeu romanesque : la recherche et le sauvetage de la petite amie de l'un des personnages que l'on suit. Reeves a, en effet, choisi de suivre un groupe jeunes d'amis, des yuppies de Manhattan, sûrs d'eux en apparence, qui vont tenter de se sauver de cet apocalypse. Parmi eux, il y en a un qui a une petite caméra qui va filmer en permanence ce qui se passe autour d'eux, nous faisait pénétrer au plus près de l'action. Dans un souci de réalisme et de mystère absolu, Reeves a donc choisi le point de vue de ce cameraman pour nous faire "vivre" cette catastrophe. Ce qui peut destabiliser au début (ou donner mal à la tête, c'est selon), l'image étant en mouvement permanent, s'avère être un pari audacieux et réussi, l'impact sur le spectateur y est des plus forts.
L'absence totale d'ambiance musicale et une bande son ultra travaillée rajoute à cette impression quasi documentaire sur le vif qui font de ce "spectacle", un évènement unique dans l'histoire du cinéma. Comment aussi ne pas être impressionné par l'intégration des effets spéciaux plus que parfaite, dans des images tournées façon camescope. Jamais on ne se pose la question sur la vraisemblance de la chose, on y croit et on a peur. Le film regorge ainsi de sequences d'épouvante assez mémorables (la première attaque, la séquence dans les couloirs du métro ou le pré final). Certains diront que le principe leur rappelle "Le Projet Blair Witch", "Cloverfield" le renvoi simplement six pieds sous terre, tellement plus fort et réussi il est.
Il serait mal venu de dévoiler le moindre détail du final même si il reste, quelque part, un peu prévisible, ce qui ne gache en rien l'impression qui ressort de ce projet unique.
"Cloverfield" est, ce que l'on peut appeler, une expérience cinématographique impressionnante dans sa forme sans que le fond y soit totalement eclipsé. Une véritable réussite.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Cinéculte
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 12 janvier 2008 6 12 /01 /Jan /2008 16:06

nouveaux-barbares.jpg


2019. Une guerre nucléaire mondiale a ravagé la planète Terre. Seuls quelques hommes et femmes ont survécu et se terrent dans des abris. Leur existence est toutefois sans cesse menacée par les Templars, une bande qui traque les derniers humains dans le but de les exterminer. Dirigés par Owan, un dangereux fanatique, les Templars estiment en effet que les hommes ont démontré leur folie et ne méritent plus de vivre. Ils s'attaquent un beau jour à une caravane de survivants et en massacrent tous les membres. Scorpion, l'un des Terriens, rendu fou de rage par cet acte barbare, ose enfin les affronter... (Résumé : Source : Scifi-Universe.com)

L'énorme succès en ce début des années 80 du cultissime "Mad Max2" de George Miller, a donné des idées à toute une floppée de producteurs et de "cinéastes" peu scrupuleux qui, non contents de reprendre les codes du film, repompent presque à la virgule près, un scénario qui a fait ses preuves. Tellement recopié, "Mad Max 2" a donc donné naissance à un nouveau sous-genre, le Post Nuke, englobant toutes les aventures post apocalyptiques, directement inspirées par le film de George Miller. Le plus souvent italiennes, ces productions, la plupart du temps, complètement fauchées ont donné du bon quelques fois, mais, majoritairement, nous avons droit à de gros nanars complètement pourris par une ambition démeusurée par rapport à leur budget, leur casting et à un scénario, le plus souvent ridicule. Malgré tout le respect que l'on peut avoir pour un cinéaste comme Enzo G. Castellari, réalisateur multi-genre du Bis italien, qui nous a donné pourtant quelques bons films de genre comme le western "Keoma" ou le film de guerre "une Poignée de Salopards", il commet, ici, un film risible, proche de l'amateurisme, aux situations plus ridicules les unes ques les autres, sans style (même s'il ne peut s'empêcher de nous abreuver de ses habituels ralentis toutes les 30 secondes)....bref, on a le droit ici à une purge sans nom qu'il vaut mieux apprécier au 250ème degré.
Prenez une campagne italienne un peu desertique mais pas trop en guise de décor apocalyptique. Recupérez quelques vieilles carcasses de voitures que vous repeignez couleur argent en y collant quelques bouts de métaux récupérés à la casse, histoire de faire futuriste, Achetez quelques pistolets pour enfants au supermarché du coin. Appelez quelques potes pour interpreter les féroces guerriers du futur. Habillez les avec des récups de vétements et en leur mettant des restes de boites de conserve sur le corps et sur la tête. N'oubliez pas d'appeler le pire coiffeur de la planete pour leur donner un look Tecktonic du pauvre. Ecrivez 3 lignes de scénario mais pas plus.....et le tour est joué. Vous êtes pret à donner le premier tout de manivelle de votre nanar post nuke futuriste à vous, comme Castellari en son temps. Et oui...tout est nul ici, du premier (une maquette à peine visible de ville qui prend feu) au dernier plan avec le heros affublé d'un costume en plastique du plus bel effet. Entre temps, il ne se passe pas grand chose, si ce n'est une bande de salopards, appelés les "Templars" qui ont décidés d'exterminer les survivants de l'holocaust nucléaire. Mais c'est sans compter sur Scorpion et son ami Nadir qui feront tout pour les éliminer et empecher le massacre. 3 lignes donc, et pas une de plus, pour un scénario prétexte à une succession de combats ridicules avec effets spéciaux maison assurés (mannequins plus que visibles et explosions de pétards), des scènes d'actions plus molles et nulles tu meurs,  sans parler des bruitages qui devaient déja être ringards à l'époque. Que dire des acteurs, tout droit sortis du bar du coin (l'interprète de shadow est une sommité de nullité) à l'exception du mythique George Eastman en chef des méchants qui s'est encore perdu dans ce nanar,et Fred Williamson, venu, une nouvelle fois, cachetonner en Italie pour certainement payer ses imports. Castellari reprends même l'idée du petit garçon sauvage de "Mad Max 2" pour le tranformer ici en mécanicien et combattant hors paire....mouais....Et le héros me direz vous ? Monolityque, il a le charisme d'une huitre. Bref, il est à l'image de ce film : nul. On frisera même la crise de rire quand le heros, un temps séquestré, subira le chatiment "viril" du chef des Templar. Un moment culte pour tous les fans de bisseries....plutôt de "Zederies" transalpines qui feront assurement de ce film, le fleuron d'une soirée fous rires entre amis.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Horrorkult.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /Jan /2008 17:21

malaffiche.jpg

 


La marine américaine travaille à l'installation, à 10 000 mètres de fond, d'une base secrète de missiles nucléaires. Pour gagner du temps, le responsable du projet fait sauter la voûte d'une caverne, libérant un monstre aquatique. Les scientifiques sont coincés dans leur capsule, bientôt à court d'oxygène... (Résumé : Source : cinemotions.com)

Sous ce titre ridicule donné par une distribution française en mal d'imagination, se cache en fait une production Bis tout à fait honorable. En cette fin des années 80, la mode est aux films aquatiques reprenant les recettes qui ont fait les succès artistiques de "Alien" et "The Thing". On a eu donc droit à une grosse production Bis boursoufflée nommée "Leviathan" avec Paul "Robocop" Weller, mais aussi au très bon mais très long "Abyss" de James Cameron et donc, à ce "M.A.L" (Deepstar Six, titre original), petite production un peu fauchée proposée par la, alors pourtant riche, Carolco, productrice de certains gros succès de Sylvester Stallone entre autres.
Reprenant le postulat de ses illustres prédécesseurs, ce film nous présente une équipe de techniciens travaillant dans les grands fonds à installer une batterie de missiles pour l'armée américaine, jusqu'au jour où ils vont croiser le chemin d'un énorme monstre aquatique, inconnu de tous. Bien sûr, la suite est sans surprise, chacun tentant de survivre à l'attaque de ce crustacé géant après que la station dans laquelle ils vivent, menace d'exploser. Le seul intéret, finalement, est de savoir parmi toute l'équipe, qui va s'en sortir.....bref, rien de bien nouveau.
L'intéret du film se trouve donc le déroulement de ses péripéties. En effet, après une mise en place un peu longuette mais sans plus, le rythme s'accélère sensiblement pour ne plus redescendre jusqu'au final. Une mise en scène relevée par celui qui nous avait offert le premier opus de la franchise interminable des "Vendredi 13" et nous voila avec un petit film d'épouvante tout à fait plaisant à regarder malgré son script des plus éculé. Beaucoup de casting, donc beaucoup de morts en perpective qui s'étalent tout au long de cette lutte implacable contre cette bestiole sortie de nulle part. Parlons en de la bestiole. Souvent dans ce genre de production un peu fauchée, on ne voit que très rarement la bête, souvent dans l'ombre, pour s'apercevoir de son aspect carton pâte tout à fait ridicule. Ce n'est pas du tout le cas ici. La créature apparaissant à plusieurs reprise de manière visible, nous laissant admirer le soin apporté à son élaboration. Loin d'être ridicule, elle en est même crédible...bien sûr, ce n'est pas une créature de Giger mais le résultat est tout à fait respectable. Côté casting, outre quelques seconds couteaux, on reconnaitra quelques habitués du petit écran comme Thom Bray, vu dans la série culte des années 80 "Riptide" et surtout Miguel Ferrer, vu dans les séries "Twin Peaks" et "Crossing Jordan". Ils composent un casting  de bon niveau ici, visiblement appliqué à entretenir un bon suspens. Rajouté à cela, pas mal d'effets gore et le film peut remporter une adhésion tout à fait légitime. Bref, une petite série B tout à fait sympatique, loin d'être prétentieuse qui se laisse voir sans ennui.
Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Horrorkult.com
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /Déc /2007 13:25

il-etait-une-fois.jpg


La très belle princesse Giselle (Amy Adams) est bannie de son royaume magique de dessin animé et de musique par la méchante reine (Susan Sarandon). Elle se retrouve à Manhattan… Déroutée par ce nouvel environnement étrange qui ne fonctionne pas selon le principe ''ils vécurent heureux à tout jamais'', Giselle découvre un monde qui a désespérément besoin de magie et d'enchantements… Elle va faire la connaissance d'un séduisant avocat spécialiste du divorce (Patrick Dempsey alias Docteur Sheperd dans "Grey's Anatomy"), qui est venu à son aide et dont elle tombe amoureuse. Le problème, c'est qu'elle est déjà fiancée au parfait prince de conte de fées (James Marsden). La question est : un amour de conte de fées peut-il survivre dans le monde réel ? (Résumé : Source : cinemovies.fr)

A cause de l'essor de productions concurrentes comme les films Pixar (alors encore indépendants) ou les productions Dreamworks avec son plus populaire représentant "Shrek", Disney se devait de rebondir après l'echec de ses dernières productions 2D comme "La Ferme se Rebelle". En effet, le ton irrévérencieux et ironique de "Shrek", véritable vent de fraicheur dans un genre qui tournait en rond et l'axe définitivement nouveau des films "Pixar", ringardisaient presque les traditionnels films "Disney", devenus beaucoup trop lisses et prévisibles aux yeux d'un public de plus en plus exigeant. Disney se devait donc de réagir, tout d'abord en rachetant la firme "Pixar", devenant de ce fait, son département animation 3D et surtout, en proposant des projets plus originaux et plus ambitieux, comme ce film, véritable bonne idée.
Tellement bonne et simple (sur le papier) qu'elle n'avait quasiment jamais été réalisée. Le film commence comme un bon vieux Disney, en dessin animé, avec son prince, prétendant à la couronne qui rencontre une jeune paysanne naive et un peu bête, entourée de tous les animaux de la foret, qu'il choisira pour devenir sa promise. Mais la méchante belle-mère du prince, ne le voit pas de la même façon, désirant, elle aussi sa place sur le trone....bref, un début de scénario des plus classiques pour mieux nous mettre à l'aise avec un univers maintes et maintes fois vu et revu. Mais piégée par la méchante belle mère, la jeune promise va se retrouver propulsée dans le New-York bien réel d'aujourd'hui. Finie la partie animation, le "vrai" film commence, jouant forcément sur le décalage entre le monde féérique et imaginaire de la jeune paysanne complètement perdue dans notre monde cruel et individualiste. Tout ceci est sans surprises mais terriblement efficace grace à une jeune actrice complètement investie dans son personnage, un peu neuneu, sortie tout droit d'un conte. Sa rencontre avec un jeune cadre et sa petite fille permettra son intégration progressive dans sa nouvelle vie jusqu'à l'arrivée du prince venu la chercher pour la ramener dans le dessin animé. Tout est donc cousu de fil blanc donc, bien que réalisé avec talent et efficacité, on est quand même un peu déçu par le minimum de prise de risques. En effet, on est chez "Disney" et on sent bien que l'on a du mal à sortir d'un ton et d'un cahier des charges hyper rassembleur, de peur de heurter quelconque sensibilité. Là où Dreamworks ou même Pixar, osent aller des fois assez loin, ici, tout n'est que retenue et les timides tentatives irrévérencieuses ne font pas le poids face à la machine à bonheur "Disney". C'est assez dommage et même parfois dangeureux, le film fleurtant même, à certains moments, presque la niaserie. Heureuseument, grace à un très bon casting et une réalisation et un découpage dynamique, le film se laisse regarder avec un certain entrain et une bonne part de nostalgie tout à fait salutaire. Bref, un spectacle familial tout à fait réussi en définitive qui permettra, on l'espère fortement, à Disney, de prendre un peu plus de risque à l'avenir.

Par exterminator - Publié dans : Fantastique / Science-Fiction - Communauté : Les 3 M
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés