La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau «Star Trek», mettant en scène le premier
voyage d'un tout nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire
Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk (Chris Pine), originaire de la rurale IOWA, tête brulée en quête de sensations fortes, de
l'autre, Spock (Zachary Quinto) issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion. Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante
alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne n'est encore jamais allé. (Résumé : Source : cinemovies.fr)
Les trekkies (fans hardcore de l'univers Star Trek) se sont desespérés au fil des années devant les multiples adaptations
sur grand écran de leur série TV préférée, tellement celles-ci avaient sombré corps et âme dans les limbes les plus profondes de la production cinématographique.
Soit. Il est vrai que la série originale, de laquelle est tirée cette préquelle moderne, ne fut adaptée que six fois sur
les dix précédents passages sur grand écran mais, force est de contater que, mis à part les seconds et troisième film, ces longs métrages n'avaient pas de quoi soulever les passions, surtout
pas les derniers opus, issus de divers spin-off tout à fait négligeables.
C'est donc avec une emotion certaine que les trekkies et, surtout, les fans de science-fiction, ont accueilli l'information d'une nouvelle adaptation de la série originale, revenant sur sa genèse
et celle de ses héros. Une excellente nouvelle, d'autant plus que l'on apprit que le créateur de Lost, J.J Abrams serait aux commandes de cette énorme machine.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la deception est à la hauteur de l'attente.
Conscient qu'il tenait là une vraie bombe qui risquait de lui sauter à la figure si les fans étaient déçus, Abrams a pris un minimum de risques, voire aucun.
En effet, pour ne pas froisser ces fans, il s'est surtout consacré à peindre, dans un premier temps, une vaste galerie de personnages, très appuyée pour bien faire comprendre qui a pris la
place de qui, ce qui nous vaut quelques scènes particulièrement surprenantes comme l'introduction qui voit la rocambolesque naissance de Kirk dans un sacrifice tout Hollywoodien.
Passée cette longue présentation, on était en droit d'attendre, lors de la réunion des personnages à l'académie de Starfleet, un développement de leurs rapports à l'image de ce qu'avait fait Paul
Verhoeven dans "Starship Troopers". Mais, malheureusement, Abrams nous balaie tout cela d'un coup par une ellipse temporelle ultra frustrante, illustrée par un simple carton : "Trois ans plus
tard"....
Heureux d'avoir satisfait les fans, le réalisateur pense enfin aux autres en demarrant enfin son intrigue. Tout le monde embarque donc pour l'USS Enterprise pour une sombre aventure de vengeance
et de trou noir, tout ce qu'il y a de banale et de confuse. Toujours dans le but de satisfaire les geeks, Abrams nous refait le coup des fractures temporelles comme dans "Lost" pour
réintroduire le personnage original de Spock, toujours interprété par Leonard Nimoy, ce qui n'apporte que peu de chose à un récit déja sans grand intéret, si ce n'est, lui permettre quelques
facilités scénaristiques.
Côté spectacle, si l'action est agréable à regarder, elle ne procure jamais de frissons, notamment à cause d'une caméra toujours tremblotante et surtout un manque évident d'ampleur, à l'image
d'un final particulièrement vite expédié et où jamais on ne ressent le moindre danger.
Plus que tout, c'est donc ici que le bas blesse, car toute cette bande aussi sympathique qu'elle soit (le casting étant correct sans plus), on est jamais ému, ni inquiété, ni même
intéressé par leur sort. Sans parler de l'humour, quasi omniprésent, qui s'avère être d'une certaine lourdeur (Pauvre Simon Pegg)
Ce qui fait que de bout en bout, malgré toute la bonne volonté du monde, on regarde ce film avec un certain détachement.
Au final, malgré les tentatives d'Abrams d'imposer son univers, cela reste beaucoup trop frileux et superficiel et le talentueux producteur réalisateur nous rend une copie baclée. Une
deception.
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